S01E02 – Les tribulations d’un Français en Espagne
30 juillet 2004 Season 01 - Espagne 3 commentairesHombres, hombras, vous avez frissonné avec le premier épisode, voici, comme dans tout blockbuster qui se respecte, la suite des aventures de Vince el Tyranos dans des aventures à couper la chique. J’ai hésité à intituler cette partie « Les tribulations d’un piéton en Espagne » . Cet épisode est d’ailleurs dédié à tous les piétons.
Résumé de l’épisode précédent : Vince el Tyranos, noble héros en quête de la vérité, est téléporté en Espagne à cause de l’incantation de Khalidor, le directeur des études de TC. Dans ce pays sans foi ni loi, Vince est assailli par des hordes d’automobilistes enragés et s’en sort par miracle. Les habitants de cette contrée découvrent cependant rapidement son point faible : Vince n’a pas eu le temps de prendre avec lui son dictionnaire argot/espagnol au moment de la téléportation. Il est donc extrêmement vulnérable aux incantations qu’il ne peut contrer, n’en comprenant pas la foutre signification. Effectivement, il se trouve que l’espagnol et lui, ça fait zwei. Comment notre héros va-t-il se sortir de ce mauvais pas, sachant qu’il a déjà utilisé le vote du public et le 50/50 ?
Bien, comme de nombreuses lunes se sont écoulées depuis le premier post, je vais tenter de raconter ma vie en Espagne comme je peux. Il se peut que des passages se retrouvent dans le désordre, veuillez m’en excuser si c’est un peu décousu, mais je retranscris ça pêle-mêle. Donc, depuis la dernière fois, deux amis d’Ard-Jan, mon colocataire hollandais, sont venus lui rendre visite, et ces gens ne parlant pas l’espagnol, l’anglais était évidemment de rigueur. J’ai donc tenu toute une semaine en switchant régulièrement entre espagnol et anglais, le tout en real-time-no-delay-switch, ce qui n’était pas facile du tout au premier abord, mais je m’en suis bien assez bien tiré. Un espagnol qui parlait très bien anglais m’a même sorti que j’étais fluent in english, c’est dire si je masterisais la situation. À ce propos, je conseille à ceux qui veulent pratiquer l’espagnol de boire quelques verres avant de parler, l’alcool aidant à faire sauter le verrou qui impose en tant normal que tout passe par la langue française avant d’arriver au cerveau. Mais maintenant, plus besoin de boissons alcoolisées, je comprends beaucoup mieux. J’ai même été hypnotisé par la chaîne du télé-achat car j’arrivais à capter tout ce qu’ils disaient pendant une demi-heure, ce qui est bon signe (ou pas).
En parlant de télé, même si ici la télévision est un moyen abject d’abrutissement en masse de consommateurs potentiels, on peut parfois y trouver quelques perles rares. D’une part en termes de connerie, avec des talk shows à la pelle, ou encore des émissions immondes où on soumet quelqu’un à un détecteur de mensonges en public, mais aussi en terme de programmes dignes d’intérêt, sur lesquels je me permets de m’attarder quelques secondes, si vous voulez bien. Et si vous ne voulez pas, c’est mon post alors je le fais quand même, vous êtes donc libres de passer au paragraphe suivant. Par rapport à la France, les Espagnols ont la bonne idée d’importer des animés japonais et de les diffuser. Ici, de bonnes séries comme One Piece sont diffusées à l’heure du repas. La télévision espagnole diffuse aussi, à ma grande surprise, des épisodes d’Happy Tree Friends, ce qui est très jouissif. Enfin, je pense qu’ils sont un peu moins à cheval que nous sur la censure télévisuelle, avec d’une part la publicité autorisée pour les alcools et spiritueux comme je l’avais évoqué dans le premier post, mais aussi avec des dialogues plutôt explicites dans certains programmes. Là où Kyle dira « Espèce d’enfoiré » dans South Park en VF, il sortira plutôt « Hijo de puta » en VE…
Ah oui, je voulais en parler dans le premier post, mais j’avais tellement de choses à dire que je l’ai oublié. C’est parfait, on va faire un petit flashback pour tordre un peu le déroulement de l’histoire. En plus c’est l’heure du coup de gueule du jour ainsi que de la publicité négative. Il faut pour cela savoir que j’ai demandé à B******* Telecom – entreprise très connue dans le domaine de la prestation de services exécrable de téléphonie mobile, entre autres pour ses économies à outrance, très souvent au frais de sa qualité de service, à un tel point que ses utilisateurs se font en général pleinement entuber quoi qu’ils fassent – de suspendre mon forfait pendant la durée de mon séjour en Espagne, soit deux mois. Premièrement, il faut justifier d’une obligation professionnelle valable pour bénéficier de la suspension, sinon quéquette. Heureusement, c’est mon cas. Deuxièmement, il faut envoyer un justificatif de l’obligation professionnelle avec une lettre mentionnant la durée de la suspension, en recommandé avec AR (6€ la lettre de 200g soit un rapport de 30€/kg, autant acheter du saumon, c’est moins cher et en plus c’est meilleur). Troisièmement, la suspension de forfait coûte 7€ TTC par mois. Je clarifie les choses : je paye donc 7€ PAR MOIS, en prélèvement automatique, pour NE PAS téléphoner. Et en plus je ne suis pas joignable durant la suspension. Avouons qu’il y a de quoi avoir assez peu d’estime pour un opérateur prenant ainsi un malin plaisir à s’adonner à des pratiques sodomites actives sur ses abonnés dont je fais malheureusement partie.
Bref, j’arrive en Espagne, et je constate joyeusement que mon forfait est toujours actif (donc normalement facturé 25€ par mois). Je décide donc de ne pas acheter de mobicarte-like tout de suite et d’attendre la suspension effective, sachant que je paye quand même mon forfait au prorata de la période d’utilisation. Devant impérativement communiquer par portable (parents, colocataires, patron), je modère le temps de conversation mais en effectue quand même. Voici donc un petit rappel des prix quand on a la bonne idée d’appeler à l’étranger : Appel sortant, de l’étranger vers la France = surtaxe de 1€/min. Appel entrant, de la France vers le mobile = surtaxe de 1€/min (pour ma pomme, pour ceux qui n’auraient pas compris). Déjà, là, ça fait mal au derrière. On pourrait penser, utilisant les ressources de l’opérateur espagnol, que les tarifs seront moins douloureux pour des communications avec un correspondant dans la zone de couverture espagnole. Mais non, appel entrant ou sortant avec un correspondant en zone espagnole = surtaxe de 1€/min !!!
Comme faut pas déconner, quelques jours après mon arrivée, j’appelle B******* Telecom pour clarifier la situation. Je m’attendais alors à patienter pendant 20 bonnes minutes, comme d’habitude en somme, mais je tombe stupéfait quand je constate que je suis pris en ligne immédiatement. L’opérateur à l’autre bout de la ligne ne me demande ni mon numéro de téléphone, ni mon numéro de client, ni mon numéro de compte en banque, ni la couleur de mon slip comme c’est le cas d’habitude, et traite immédiatement ma demande. Cela vient du fait que, quand on part à l’étranger avec son mobile, on passe temporairement dans la catégorie de hotline destinée aux grand comptes, avec temps d’attente au décroché de 2 minutes grand max (contre 20 minimum pour la catégorie de hotline destinée aux grands cons), et pas de questions à la mord-moi-le-nœud du genre n° de client, que tu n’as jamais sur toi, donc tu raccroches, tu vas le chercher et tu rappelles (et tu banques). Oui, c’est du vécu. Sur ce, le type me dit « oui oui pas de problème on va le faire ça sera suspendu bientôt » . La suspension a en réalité été effective 4 jours après l’appel. La suite du challenge va être de négocier la facture qu’ils vont m’envoyer, ces gros incompétents de merde. Je risque de criser, mais cette fois-ci j’ai des arguments. Nous verrons.
…
Je l’avais déjà sorti dans le premier post, ici tout le monde se connaît, ou connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît tout le monde. D’après une étude sérieuse, il parait que si tu fais la chaîne des personnes que tu connais qui elles-mêmes connaissent des personnes qui connaissent des gens etc, tu arrives à un maillage total de 5 personnes seulement entre toi et n’importe qui dans le monde ! Il paraît même que ce chiffre tombe à 3 en ce qui concerne les personnes du même pays (c’est partiellement vérifié en ce qui me concerne, je suis à 3 personnes de Michou). Je pense qu’à Valencia ce chiffre tombe obligatoirement à 2, il ne peut en être autrement tellement tu rencontres de gens qui connaissent des gens que tu connais dans cette ville.
Et maintenant, un petit retour sur les coutumes locales. Je ne parlerai pas trop de tourisme et bouffe locale dans ce post, ne n’ai encore pas trop eu le temps de visiter. Je garde ça pour dans une semaine ou deux, ça fera des trucs à mettre dans le prochain et probablement dernier post. Causons donc d’autre chose. Je ne sais pas quel est le tube de l’été en France à l’heure actuelle, mais ici, c’est incontestablement… O-Zone (alo,salut!). Les jackies (vocabulaire : jacky = bacalao) se baladent en voiture avec cette chanson à donf, ça me fait bien rire quand ils passent devant moi. Et au bureau, tout le staff siffle l’air pendant la moitié de la journée. Ils aiment bien les trucs bien commerciaux, à première vue. En parlant de musique, les seules références musicales françaises que j’ai eu de la part des espagnols avec qui j’ai conversé, sont 1 : Georges Brassens (ça va, mais prononcé par un espagnol ça donne « rholrhé brassens » et c’est décryptable seulement grâce au « brassens » ) d’une part, et 2 : Jean-Pierre François (!). Ceci me laisse penser que les maisons de disques françaises, au lieu de crier au scandale dans tous les sens à cause du soi-disant piratage de la musique et des pirates bafouant le code de la propriété intellectuelle, devraient revoir un peu leur stratégie marketing et la qualité des interprètes dans leurs exportations…
En parlant de noms prononcés à la hache et pas facilement décryptables, je suis allé voir Spider-Man au ciné (sauf qu’ici, ça se prononce « espiderman » , en roulant bien les R s’il vous plait, et con un acento sobre la A). C’était dans un super ciné avec des ascenseurs et limite des grooms à l’intérieur, avec des hôtesses qui te placent et qui te font même un petit massage si tu le demandes gentiment (c’est con, je sais pas le demander, j’ai oublié mon dico en France). Le décor était vraiment impressionnant, j’ai seulement eu peur de deux choses : Uno, que le doublage soit en valenciano, y dos, qu’il y ait une coupure pub en plein milieu du film (parce que les espagnols bouffent de la pub par boîtes de 12, il y en a même pendant le JT ! Je croyais qu’en France on pouvait toucher le fond en regardant TF1, je viens de comprendre qu’on a encore pire ici). Plus de peur que de mal, aucun de ces deux cauchemars ne s’est réalisé, et le film était quasi 90% compréhensible, ce qui n’est pas si mal (en même temps, c’est pas le film le plus intellectuel qu’on puisse trouver, beaucoup d’images parlent d’elles-mêmes). Tout allait très bien, jusqu’à ce qu’ils prononcent les prénoms des protagonistes. Et là, c’est le drame. Ou plutôt la grosse crise de rire, en pleine scène romantique. En effet Peter se prononce « pétère » , Harry « rhally » , et MJ, quelle horreur, « émé-rhota » . Les espagnols ont donc la fâcheuse habitude de lire et prononcer les mots anglais avec leur prononciation espagnole, et là, c’est franchement risible. Au boulot, j’ai fait répéter cinq fois un type qui me parlait d’un soit-disant « lédrhat » avant de comprendre qu’il faisait allusion au système Redhat. Car effectivement, les H, au lieu d’être aspirés comme c’est généralement le cas en anglais, sont expirés à partir du fond de la gorge, comme leur J. Je ne m’attarderai donc pas sur les différentes crises de rire que j’ai eu à entendre les espagnols parler anglais, je peux juste vous confirmer que la légende est effectivement bien fondée. Si vous voulez vous amuser, voici quelques échantillons de mots anglais ayant rapport à l’informatique (ou pas), et prononcés par des espagnols. A vous de retrouver la signification originale du mot (solution à la fin du post) :
apatché – maïéssécouélé – péatchépé – adéésséélé – coute ann pasté – rhotspot – imodé – foukit
Voila. Sans transition, le truc qui m’éclate ici, ce sont les cafés. Il y a une quantité impressionnante de cafés que tu peux demander, qui portent tous un nom à coucher dehors et dont la signification a bien du mal à être interprétée par un étranger découvrant le pays (on croirait relire mon PPH sur la civilisation japonaise). Bref, j’ai vu qu’il avait « el café » (c’est un expresso normal), « el café con leche » (non ce n’est pas un café qu’on lèche, c’est un café au lait), « el café cortado » (proche du café au lait, dans une petite tasse), « el café del tiempo » (c’est un café froid avec des glaçons et parfois une rondelle de citron), « el bombon » (un café avec du lait concentré sucré). Mais là aussi, il est possible de faire des combos ! On peut donc demander « el café cortado del tiempo » , « el bonbon cortado » , « el café con leche del tiempo » , « el bonbon del tiempo » , etc… En plus, sur certains cafés il y a un mode custom, qui s’appelle généralement « preparado » ou « preparat » (ça dépend si le serveur parle castellano ou valenciano). C’est une sorte de recette maison dans laquelle ils ajoutent un petit ingrédient supplémentaire. Donc il est possible de commander un « café cortado del tiempo preparado » si le coeur vous en dit. Tant qu’on y est, il existe aussi un café typiquement espagnol connu sous le nom de « café olé » (calembour).
Vous vous demandez probablement comment j’ai appris tout ça et je vois dans votre esprit que vous pensez que je glandouille toute la journée assis à la terrasse d’un café. Eh bien non, malgré les apparences je bosse. Mais pas trop. C’est effectivement lors des pauses café je peux m’adonner à la joie de la découverte des mystérieux cafés en Espagne, à défaut d’essayer de comprendre mes collègues de travail qui se switchent pour la plupart en mode valenciano (donc incompréhensible) pendant les pauses. Cela dit je commence à cerner les subtilités du vocabulaire de cette langue étrange, au vocabulaire proche du français, à la prononciation proche du portugais et à la grammaire proche du… turkménistanais. À la fin de mon séjour je pourrai peut-être dire, tel Antonio Banderas bluffant ses compagnons de voyage d’une autre contrée lorsqu’ils se rendent compte que celui comprend leur langue : « J’ai écouté ! » (cf « Le 13eme guerrier » ).
Le théorème de la baignoire à trou appliqué à la pratique de l’espagnol. Résolvez le problème suivant : Un Espagnol moyen débite 650 mots à la minute. Vince, qui est un peu low-bitrate en ce moment, imprime seulement 4 mots à la seconde dans les coups de bourre, sans dictionnaire. Quelle sera la proportion de mots comprise par Vince en une journée ? Sachant que Vince capte une phrase s’il comprend en moyenne 85% des mots la constituant, quel pourcentage des phrases prononcées par un Espagnol en une journée seront statistiquement comprises par Vince ?
Lo siento*, mais j’ai encore quelques dernières choses à dire à propos de la langue. Premièrement, le valenciano possède une expression très amusante que j’ai reconnue du premier coup, c’est le « o bien » . Ainsi on pourra dire « Tenes foc, ¿ o bien ? » qui signifiera « T’as du feu, ou bien ? » . Mort de rire. Deuxièmement, s’il est difficile de parler avec les vrais de vrais Espagnols, à plus forte raison quand ils parlent anglais ou valenciano, il est en revanche très facile de communiquer avec les Colombiens. En effet, pour imager un peu, je dirais que les Colombiens sont aux Espagnols ce que les Suisses sont aux Français (désolé Marilyn), ce qui rend les conversations plus calmes et moins stressées. Troisièmement, ce qu’on nous apprend à l’école dans les cours d’espagnol, c’est du n’importe quoi. On nous apprend à vouvoyer les gens alors que foutrement personne n’utilise ça ici. En résumé, pour être dans le vent, il faut tutoyer : tes collègues de bureau, ton chef, le chef de ton chef, la boulangère, et le type qui te demande du foc** dans la rue. Tu peux vouvoyer (mais c’est pas forcé) : la mamie de 90 ans que tu croises dans la rue, le chef du chef de ton chef, le policier, et le roi d’Espagne. Quatrièmement, bien que cela n’en ait pas l’air, le genre est TRÈS important dans le vocabulaire espagnol. De graves troubles du comportement de l’entourage peuvent arriver après une faute de genre ou de prononciation, allant de la simple esquisse de sourire au foutage de gueule général. Je m’explique en un exemple simple : Il ne faut jamais confondre « me gusta pollo » (j’aime le poulet), avec « me gusta poya » (j’aime la bite).
* « Lo siento » signifie « je m’excuse » et non pas « je le sens » . Quand on veut dire « je le sens » en espagnol, c’est qu’on est un peu PD sur les bords. Dans ce cas, l’emploi de « me gusta poya » est recommandé.
** Quelqu’un qui te demande du foc n’est pas un peu PD sur les bords, il n’est donc pas recommandé de lui répondre « me gusta poya » .
Continuons un peu les étranges coutumes espagnoles. Les espagnols se touchent beaucoup entre eux. Ils aiment bien le contact physique. Pour rester sérieux, c’est une marque d’amitié très pratiquée de donner une petite claque sur l’épaule de son collègue de bureau.
Les espagnols font du bruit en général. Un feu d’artifice doit éclater les tympans, un bacalao doit faire péter les watts, une voiture doit klaxonner, un visiteur doit gueuler à travers l’interphone, et un voisin digne de ce nom a le devoir de se lever pour aller chier en face de ta fenêtre à 4h du mat’, en réveillant son foutu chien au passage.
Enfin, les espagnols bouffent tout le temps. Toutes les deux heures. Desayuno à 8h, almuerzo à 10h, comida à 14h, merienda à 16h, bocata à 19h, et cena à 21h ! En général se sont des casse-dalles en dehors des « vrais repas » , que l’on peut commander dans des bars, ou se faire soi-même bien sûr. Au passage, un Français pourra trouver étrange de bouffer un sandwich à l’omelette ou au poulpe (!) à 10 heures du matin au moment du café, mais c’est tout à fait normal pour un Espagnol. C’est même très bon, une fois qu’on s’est un peu forcé pour la première bouchée. Ce qui entraîne certaines conséquences désagréables pour certains, c’est que du coup à force de faire des pauses café d’une demi-heure toutes les 2 heures, les Espagnols restent assez longtemps au boulot. La pause de 2 bonnes heures au moment de manger (la comida) est d’ailleurs indispensable, c’est le moment idéal pour faire la sieste, incontournable pour certains…
Voici maintenant le paragraphe de dernière minute, annonçant déjà la fin de ce post ô combien long. La nuit dernière, je suis allé passer une petite soirée bien sympathique avec Tiro qui m’a fait découvrir une bodega bien terrible. C’est un bar où ils te servent des genres de tapas très orientées bouffe paysanne, du style jambon, fromage et saucisson, le tout arrosé de sangria ou de rouge qui tâche. Je dirais que c’était vraiment une soirée de fuego, d’abord parce que c’était ma première soirée exclusivement entre français depuis 3 semaines (j’ai enfin pu sortir des blagues pendant une soirée, et aussi comprendre celles des autres, accessoirement), mais aussi parce qu’on a bien bouffé et bien cuvé pour 6€ par personne, ce qui n’enlève rien au charme de la soirée. A refaire !
Finalement, d’après les commentaires que j’ai reçus, je tiens à clarifier les choses suivantes :
- Je ne bois pas de piña colada.
- Je ne fais pas de fuego del campo sur la playa.
- Je ne fais pas de cheval dans la pampa.
- Je n’ai pas de collègue de travail qui se prénomme Rodrigo (mais je l’attends ferme).
Note : Le narrateur a glissé dans ce texte des références à un spectacle de Dubosc, ¿ saurez-vous les retrouver ?
Et maintenant, la solution du grand jeu de décryptage des mots prononcés à l’espagnole (ceux qui ont deviné gagnent un filet garni) :
Apache – MySQL – PHP – ADSL – Cut & Paste – Hotspot – I Mode – Fuck it
À bientôt pour de nouvelles aventures !
PS de dernière minute : alors c’est officiel, je me suis converti aux organisations séparatistes valencianas, filiales de l’ETA. Je ne mange plus de chorizo et j’organise moi-même des opérations commandos pour aller poser des bombes dans les métros, les centres commerciaux et les jardins d’enfants. Et si ça vous gène, c’est que vous n’êtes pas open (ça c’est dit, maintenant croiront qui voudront…)
PS2 de dernière minute : Matez un peu le correcteur d’orthographe de Word, buggué à mort (snapshot réalisé sans trucage). Je veux corriger « connait » et il me propose « ascenseurs » , logique…

Tags: alcool, bodega, café, cinéma, Dubosc, Espagne, sandwich, Spiderman, téléphonie, télévision, tube de l'été





PTDR!!!! le pov’ espagnol assis à côté de moi est parti en me regardant bizarrement…
apres ce post je me demande si les espagnols vivent sur la meme planete que nous.
a samedi prochain vince
Tu sais quoi Florentin???….les espagnols, ils te disent MERDE!!!
Bisous à tous!!!