Born to be wired

 Encore un mur à détruire

BerlinWall

Mur de Berlin, 1985

Alors qu’aujourd’hui l’Europe entière célèbre le vingtième anniversaire de la destruction du mur de Berlin, je vous propose moi aussi un voyage dans le temps, de 23 ans en arrière, pour retrouver dans les jeux d’arcade un concept similaire. C’est parti.

« Là on où va, on n'a pas besoin... de route »

« Là on où va, on n’a pas besoin… de route »

Nous sommes en 1986. La France découvre la cohabitation pour la première fois, et les retombées de la catastrophe de Tchernobyl s’arrêtent méticuleusement à nos frontières, les accords de Schengen ne s’appliquant pas aux nuages radioactifs. Taito, dans une optique visionnaire, annonce la sortie d’un jeu qui fera sensation : Arkanoid.

« C’est Arkanoid, le turbo-animal venu de l’espace Mamouth ! »

« C’est Arkanoid, le turbo-animal venu de l’espace Mammouth ! »

Même s’il n’est pas tout à fait question dans ce jeu de détruire un mur de la honte à grands coups de faucille et de marteau, le joueur aura tout de même la tâche de démanteler un épais mur multicolore à l’aide d’une balle, brique par brique, afin de passer au niveau suivant où il devra réitérer l’opération sur un nouvel obstacle du même type.

Another (removed) brick in the wall

Arkanoid : Another (removed) brick in the wall

Le jeu est très apprécié et les adaptations fleurissent sur de nombreux supports. Il devient même si populaire que, trois ans plus tard, un beau jour de novembre 1989, des milliers de geeks influencés par le jeu vidéo, ayant perdu tout sens des réalités, s’attaquent à la pioche au mur de Berlin, afin de retrouver les sensations du jeu, et accessoirement de fuir la répression communiste. Ainsi le concept du casse-briques IRL était né.

Vous ne trouverez probablement pas de trace de cet aspect des évènements dans vos livres d’histoire. Si vous ne croyez pas ce que je viens de relater, retenez simplement que certains jeux vidéos déchainent les passions. 😉

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