Born to be wired

Archive pour juillet 2013

 Super green !

 27 juillet 2013  Bricolage  Aucun commentaire

Prendre possession d’un nouvel appartement, c’est aussi se coltiner les joies de la déco, parfois juste un cadre ou un meuble, parfois une petite touche de marouflage, parfois une pièce entière.

En ce qui concerne mon bureau, j’ai coché la case « pièce entière ». Non pas que je n’aimais pas la peinture rose et gris clair qui recouvrait la pièce avant mon emménagement – c’était du plus bel effet – mais je ne voyais pas ces couleurs dans la pièce qui allait devenir mon espace de travail et de stockage de toute ma panoplie d’objets tendance geek (matériel informatique, BD, comics, mangas, figurines).

Il me fallait donc repenser les couleurs. Seulement, comment faire quand on est comme moi un véritable handicapé de la décoration, pour qui le simple choix entre deux nuances de couleurs déclenche une réflexion métaphysique de plusieurs heures ? Ci dessous quelques astuces qui, je l’espère, pourront servir à d’autres laissés pour compte du skill « aménagement d’intérieur ». (suite…)

 The place to be

 18 juillet 2013  Projet Serveur  Aucun commentaire

Bonjour. Ça va ? (*)

Héberger son propre serveur à domicile n’est pas toujours simple, à plus forte raison en appartement. Pour cela, il faut trouver l’endroit idéal – the place to be.

Cet endroit est en général délicat à trouver car il est souvent nécessaire de jongler avec différentes contraintes, on se retrouve alors à faire des choix cornéliens qui se soldent par des compromis éprouvants.

Par exemple, la première contrainte qui me vient à l’esprit quand je pense à un serveur hébergé en appartement, c’est le bruit. À moins d’opter pour une architecture entièrement fanless, un serveur même petit pourra être équipé d’un ou plusieurs ventilateurs, qu’on prendra soin de choisir larges et de qualité, avec de beaux roulements à billes bien lubrifiés, par respect pour nos oreilles, notre tranquillité d’esprit et, par voie de conséquence, notre santé mentale.

Malgré ces précautions, on pourra tout de même se retrouver avec du matériel très légèrement audible, qu’on ne souhaitera pas placer dans une pièce de vie. On choisira donc une pièce assez éloignée dans l’appartement. On exclut de ce fait d’office les chambres et le séjour. J’exclus également le bureau, qui est pour moi un lieu de concentration et de travail. On exclura aussi la salle de billard, la salle de bowling, la salle de home cinema et la game room, qui sont des pièces qu’on possède malheureusement assez rarement quand on vit dans une soixantaine de mètres carrés.

Il reste donc en principe les possibilités suivantes :

  • La salle de bain : c’est un mauvais choix, surtout si vous avez comme moi tendance à prendre de longues douches très chaudes couvrant de buée l’ensemble de la pièce.
  • Les toilettes : pourquoi pas. J’ai connu des gens qui l’ont fait. À condition, soit de placer le serveur en retrait, en hauteur, ou d’avoir des amis capables de viser dans la cuvette en toutes circonstances, même après le 8ème verre de bière.
  • La cuisine : c’est un choix honorable, par exemple en positionnant le serveur au fin fond d’un placard. Si la cuisine est ouverte sur le salon, le bruit peut devenir audible. Pour ma part, ayant eu une cuisine fermée dans mon précédent logement, c’est le choix que j’avais fait, faute de mieux.

Bien, maintenant qu’on a trouvé une pièce adéquate, vient le moment de trouver l’endroit exact dans la pièce. Toujours pour des raisons de réduction du bruit, de gain de place, d’esthétique, de diminution des risques de défaillances pour cause de chocs ou de contact avec des substances liquides, un recoin ou un placard est un choix qui s’impose rapidement. Cependant, il convient ne ne pas trop enfermer le serveur, afin que l’air puisse circuler autour et qu’il puisse se refroidir un minimum.

Vous commencez à saisir la gestion des compromis ? Ça ne s’arrête pas là, puisqu’il faudra évidemment acheminer un câble réseau jusqu’à l’endroit élu, à moins que certains masochistes optent pour l’option Wi-fi (vous savez, le truc pour faire du réseau sans fil qui ne fonctionne jamais quand on en a absolument besoin). Les pas-trop-exigeants pourront à la rigueur opter pour le CPL (vous savez, le truc pour faire du réseau qui fonctionne tout le temps mais avec un sacré débit de merde). Les intégristes du gigabit comme moi voudront tirer un bon vieux câble blindé, quitte à le faire cheminer dans tout l’appartement. Dans ce cas, prévoyez de retrousser les manches au minimum, avec au choix, de faire des saignées dans les murs, de coller des gaines passe-fils un peu partout, ou de faire courir les câbles à nu autour des plinthes et des portes en faisant une croix sur les considérations esthétiques.

Maintenant que je pense avoir exposé les principaux axes permettant de trouver THE place to be pour un serveur hébergé à domicile, je vais pouvoir détailler l’endroit où j’ai positionné le mien :

Mon serveur a trouvé son emplacement parfait !

Mon serveur a trouvé son emplacement parfait !

Lorsque j’ai visité l’appartement pour la première fois, j’ai immédiatement été interpelé par un renfoncement présent dans une pièce servant de cellier / buanderie, le renfoncement faisant office de domicile pour un quelconque animal de compagnie à fourrure. Ce renfoncement est saillant de l’autre côté du mur, cet autre côté étant à l’intérieur d’un placard. L’ensemble se trouve proche de l’entrée, lieu d’arrivée de la ligne téléphonique de l’opérateur, et un jour que j’espère avant le prochain millénaire, de la fibre optique. Visualiser l’ensemble avec une description textuelle n’étant pas forcément aisé, je pense que la vidéo suivante sera bien plus parlante. Ne faites pas attention à l’aspect rudimentaire de cette maquette, je n’ai pas eu le temps de la faire à l’échelle 🙂

Ni une ni deux, avant même de continuer la visite, l’appartement venait de gagner des points décisifs. Maintenant que j’occupe cet appartement et que j’ai aménagé ce renfoncement pour mon serveur, je peux en effet témoigner que l’endroit présente les avantages suivants :

  • La pièce n’est pas une pièce de vie, elle est situé suffisamment à l’écart des autres pièces.
  • Le renfoncement est un endroit à la fois accessible et discret.
  • L’endroit est très proche de l’entrée, ce qui est parfait pour tirer des câbles hors des murs. Les câbles en question transitent à l’intérieur du placard, l’aspect esthétique est donc préservé.

Il est également possible de masquer cette installation en fermant le renfoncement avec une trappe. C’est la solution que j’ai adoptée par la suite, en coupant une planche de contreplaqué aux dimensions du trou, puis en y positionnant une poignée, une grille d’aération, et des aimants de placard pour la maintenir en place. Le rendu est très correct.

Un cache de fortune pour noyer la planque dans le décor.

Un cache de fortune pour noyer la planque dans le décor.

Au passage, une trappe secrète qui cache un ordinateur, ça me rappelle des moments épiques de Lost, soit dit en passant. À la différence près qu’il n’est pas nécessaire de saisir une suite de nombre toutes les 108 minutes sur ma bécane pour sauver le monde.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Dans mon prochain article, je présenterai en quelques mots et quelques photos le processus décisionnel mis en place lors de la réfection de la pièce de concentration et de travail qu’est mon bureau actuel.

(*) Oui, sous couvert d’anonymat, je me permets de piquer honteusement les catchlines d’un certain provider d’entertainment bien connu dans le milieu du journalisme vidéo-ludique.

 VDI – Cœur de réseau

 10 juillet 2013  Domotique  4 commentaires

J’en conviens, il est un peu pompeux d’appeler « cœur de réseau » un ensemble d’équipements uniquement composé d’une mini-baie de brassage et d’un switch. Mais techniquement, voila de quoi il s’agit. Voici donc le récit de comment j’ai équipé mon placard d’entrée.

À vrai dire, initialement, je comptais me passer de la baie de brassage et brancher les câbles Cat6 directement sur le switch en les sertissant, mais je ne savais pas à l’époque, candide et naïf que j’étais, que le diamètre d’un brin Cat6 est sensiblement plus gros qu’un brin Cat5, ce qui rend le sertissage impossible dans un connecteur Cat5, à moins peut-être de le dénuder, ce que je n’ai pas testé, et qui de toutes manières n’est pas conseillé.

Mes recherches m’ont appris que le Cat6 se sertissait dans un connecteur communément appelé connecteur Cat6 – c’est dingue comme la nature est bien faite. Ce connecteur présente la particularité coquine de présenter ses emplacements de brins non pas en ligne droite comme sur un bon vieux Cat5 des familles, mais en quinconce comme sur une bonne vieille formation de légionnaires romains prêts à en découdre ! Et alors là, bon courage pour tenter le sertissage !

01-cat5-cat6

Pour ma part, je n’ai même pas essayé. Quelques minutes de surf sur Amazon m’ont convaincu du bien-fondé de l’investissement dans une mini-baie de brassage Cat6 à 25 € alliée à l’économie d’une journée d’emmerdes due au sertissage en quinconce d’une demi-douzaine de câbles Cat6, perché au sommet d’un escabeau et la tête à moitié enfoncée dans un placard.

Raccordement terminé, baie vue de face

Raccordement terminé, baie vue de face

C’est ainsi qu’à la réception de ma petite baie 12 ports, j’entamais le raccordement de mes brins. J’ai câblé de telle sorte que les liaisons soient utilisées en gigabit 1000BASE-T (c’est à dire les 4 paires dédiées au réseau informatique), mais j’ai laissé un connecteur sur deux inoccupé dans la baie, afin de pouvoir brasser aussi du téléphone ou de la TV sur la même liaison si nécessaire, sans avoir à tout décâbler ni utiliser des splitters à tire-larigot.

Raccordement terminé, baie vue de dessus

Raccordement terminé, baie vue de dessus

Le montage ne serait pas complet sans un switch, gigabit évidemment. J’ai opté pour un Netgear 8 ports GS108E. Si on en croit le constructeur, il gère la QoS, les VLAN, le port mirroring , et même la vaisselle, la lessive, et le repassage. Notez que je ne me sers pas des 3 dernières options. Son seul défaut : pas d’interface HTTP ni telnet, il n’est administrable que sous Windows. J’en aurais bien pris un PoE, afin de pouvoir m’affranchir de l’adaptateur secteur pour une caméra IP ou des téléphones SIP (houla, je suis en train de spoiler les prochains articles !), mais pour les particuliers, c’est encore très cher. D’ici une dizaine d’années, peut-être…

Un switch pas mauvais, pas bruyant, et pas cher.

Un switch pas mauvais, pas bruyant, et pas cher.

Le montage final enfin : switch et baie vissés au mur. Double-prise électrique et goulotte passe-fils installés spécifiquement pour l’occasion.

Montage terminé ! À moi les orgies de gigabits dans toutes les pièces de l'appart' !

Montage terminé ! À moi les orgies de gigabits dans toutes les pièces de l’appart’ !

Trois remarques :

  • La baie n’est pas reliée à la terre. Sur la photo, du moins. Car dans la réalité, j’ai bricolé une prise électrique mâle branchée sur la seconde prise murale, dans laquelle la phase et le neutre ne sont pas reliés, seule la terre arrive en bout de câble connectée à la carcasse de la baie. Il y avait probablement moins compliqué, comme sortir directement un fil de terre d’une des deux prises murales, mais mon montage est démontable sans bavure.
  • Le départ de fibre optique se situe dans le même placard. Je n’ai plus qu’à attendre que mon opérateur d’immeuble se bouge la nouille et vienne m’installer mon BAB tant attendu. Je l’aurai un jour, je l’aurai.
  • Les plus perspicaces d’entre vous, enfin je veux dire, les plus perspicaces de tous ceux qui auront continué leur lecture jusqu’à ce stade sans retourner jouer à Candy Crush Saga sur Facebook au bout de 8 secondes, se demanderont pourquoi il y a 6 cordons sur le switch et seulement 5 dans la baie. Mais où est donc passé le 6ème cordon ? Ce sujet, qui, je l’admets, s’avère être la principale source de questionnement des conspirationnistes, juste derrière l’assassinat de Kennedy, l’affaire Roswell, et la toupie qui vacille à la fin du film, va trouver une réponse aujourd’hui : ce cordon part dans la goulotte passe-fils, est guidé à l’intérieur de celle-ci sur la droite de la photo, puis descend d’1.50 m et débouche dans une niche où se trouve mon serveur. Pourquoi ne suis-je pas passé par un câble réseau donnant sur une prise murale, comme pour tout le reste de l’installation ? Tout simplement car la proximité du serveur avec le cœur de réseau rendait cela possible, et comme le serveur se trouve à l’intérieur d’un mur (je spoile encore un peu en vous disant que je vous expliquerai tout cela au prochain article), l’utilisation de la prise murale la plus proche pour le connecter aurait été légèrement disgracieuse. Avec cette technique, je planque les câbles et le matériel, et je libère une prise murale par la même occasion.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Dans mon prochain article, je dévoilerai, comme suggéré plus haut, comment recycler un emplacement totalement inutile en un endroit de premier choix pour y loger un serveur.

[ Source photo 1 ]

 Retour de brocante

 5 juillet 2013  Bricolage  Aucun commentaire

Les brocantes, vous le savez, c’est ma grande passion !

ma-grande-passion

C’est une occasion unique de partir à la recherche de trésors cachés et parfois d’en ramener chez soi pour pas cher.  C’est pour cette raison que je n’ai pas pu résister à l’envie de présenter les acquisitions de ma dernière session. Le tout pour moins de 30€, ça va, je ne me suis pas ruiné.

  • Le porte-photos Tex Avery, massif, joliment détaillé et peint
  • Un ensemble de vaisselle de camping, comprenant casserole et assiette astucieusement packagés, parfait pour poser sur le mini réchaud à gaz. Hop, direct dans le coffre de la voiture avec ce dernier.
  • Un Uno comme neuf. Un jeu fantastique qui est encore plus marrant avec quelques verres dans le nez.
  • Une sélection de bandes dessinées en bon état, pour compléter ma collection.
Quelques trésors du grenier ont trouvé preneur.

Quelques trésors du grenier ont trouvé preneur.

Mais surtout, un minitel Magis Club ! La Rolls des minitels ! Le summum des terminaux Vidéotex ! Équipé d’un lecteur de cartes à puce, pouvant atteindre la vitesse démesurée de 9600 bits/s, et même capable d’afficher des images JPEG en 64 niveaux de gris ! Aujourd’hui, ça fait rire, mais à l’époque, c’était véritablement impressionnant ! (on croyait entendre Marcus présenter un Retro GAME ONE).

Il faut dire que depuis que j’avais changé de serveur, le montage électronique que j’avais réalisé pour mon minitel 1B était devenu incompatible, mais à cause de cet achat, je suis devenu assez impatient de me remettre sur ma platine d’essais pour tenter de faire communiquer ce nouveau modèle. Cet investissement marque donc le début de l’ère 2.0 de mes bricolages en rapport avec le minitel (à ne surtout pas confondre avec l’ère du Minitel 2.0).

C’est tout pour aujourd’hui. Dans mon prochain article, je terminerai (enfin) de présenter mon installation VDI, en détaillant comment j’ai mis en place le cœur de réseau.