Born to be wired

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 Super green !

 27 juillet 2013  Bricolage  Aucun commentaire

Prendre possession d’un nouvel appartement, c’est aussi se coltiner les joies de la déco, parfois juste un cadre ou un meuble, parfois une petite touche de marouflage, parfois une pièce entière.

En ce qui concerne mon bureau, j’ai coché la case « pièce entière ». Non pas que je n’aimais pas la peinture rose et gris clair qui recouvrait la pièce avant mon emménagement – c’était du plus bel effet – mais je ne voyais pas ces couleurs dans la pièce qui allait devenir mon espace de travail et de stockage de toute ma panoplie d’objets tendance geek (matériel informatique, BD, comics, mangas, figurines).

Il me fallait donc repenser les couleurs. Seulement, comment faire quand on est comme moi un véritable handicapé de la décoration, pour qui le simple choix entre deux nuances de couleurs déclenche une réflexion métaphysique de plusieurs heures ? Ci dessous quelques astuces qui, je l’espère, pourront servir à d’autres laissés pour compte du skill « aménagement d’intérieur ». (suite…)

 The place to be

 18 juillet 2013  Projet Serveur  Aucun commentaire

Bonjour. Ça va ? (*)

Héberger son propre serveur à domicile n’est pas toujours simple, à plus forte raison en appartement. Pour cela, il faut trouver l’endroit idéal – the place to be.

Cet endroit est en général délicat à trouver car il est souvent nécessaire de jongler avec différentes contraintes, on se retrouve alors à faire des choix cornéliens qui se soldent par des compromis éprouvants.

Par exemple, la première contrainte qui me vient à l’esprit quand je pense à un serveur hébergé en appartement, c’est le bruit. À moins d’opter pour une architecture entièrement fanless, un serveur même petit pourra être équipé d’un ou plusieurs ventilateurs, qu’on prendra soin de choisir larges et de qualité, avec de beaux roulements à billes bien lubrifiés, par respect pour nos oreilles, notre tranquillité d’esprit et, par voie de conséquence, notre santé mentale.

Malgré ces précautions, on pourra tout de même se retrouver avec du matériel très légèrement audible, qu’on ne souhaitera pas placer dans une pièce de vie. On choisira donc une pièce assez éloignée dans l’appartement. On exclut de ce fait d’office les chambres et le séjour. J’exclus également le bureau, qui est pour moi un lieu de concentration et de travail. On exclura aussi la salle de billard, la salle de bowling, la salle de home cinema et la game room, qui sont des pièces qu’on possède malheureusement assez rarement quand on vit dans une soixantaine de mètres carrés.

Il reste donc en principe les possibilités suivantes :

  • La salle de bain : c’est un mauvais choix, surtout si vous avez comme moi tendance à prendre de longues douches très chaudes couvrant de buée l’ensemble de la pièce.
  • Les toilettes : pourquoi pas. J’ai connu des gens qui l’ont fait. À condition, soit de placer le serveur en retrait, en hauteur, ou d’avoir des amis capables de viser dans la cuvette en toutes circonstances, même après le 8ème verre de bière.
  • La cuisine : c’est un choix honorable, par exemple en positionnant le serveur au fin fond d’un placard. Si la cuisine est ouverte sur le salon, le bruit peut devenir audible. Pour ma part, ayant eu une cuisine fermée dans mon précédent logement, c’est le choix que j’avais fait, faute de mieux.

Bien, maintenant qu’on a trouvé une pièce adéquate, vient le moment de trouver l’endroit exact dans la pièce. Toujours pour des raisons de réduction du bruit, de gain de place, d’esthétique, de diminution des risques de défaillances pour cause de chocs ou de contact avec des substances liquides, un recoin ou un placard est un choix qui s’impose rapidement. Cependant, il convient ne ne pas trop enfermer le serveur, afin que l’air puisse circuler autour et qu’il puisse se refroidir un minimum.

Vous commencez à saisir la gestion des compromis ? Ça ne s’arrête pas là, puisqu’il faudra évidemment acheminer un câble réseau jusqu’à l’endroit élu, à moins que certains masochistes optent pour l’option Wi-fi (vous savez, le truc pour faire du réseau sans fil qui ne fonctionne jamais quand on en a absolument besoin). Les pas-trop-exigeants pourront à la rigueur opter pour le CPL (vous savez, le truc pour faire du réseau qui fonctionne tout le temps mais avec un sacré débit de merde). Les intégristes du gigabit comme moi voudront tirer un bon vieux câble blindé, quitte à le faire cheminer dans tout l’appartement. Dans ce cas, prévoyez de retrousser les manches au minimum, avec au choix, de faire des saignées dans les murs, de coller des gaines passe-fils un peu partout, ou de faire courir les câbles à nu autour des plinthes et des portes en faisant une croix sur les considérations esthétiques.

Maintenant que je pense avoir exposé les principaux axes permettant de trouver THE place to be pour un serveur hébergé à domicile, je vais pouvoir détailler l’endroit où j’ai positionné le mien :

Mon serveur a trouvé son emplacement parfait !

Mon serveur a trouvé son emplacement parfait !

Lorsque j’ai visité l’appartement pour la première fois, j’ai immédiatement été interpelé par un renfoncement présent dans une pièce servant de cellier / buanderie, le renfoncement faisant office de domicile pour un quelconque animal de compagnie à fourrure. Ce renfoncement est saillant de l’autre côté du mur, cet autre côté étant à l’intérieur d’un placard. L’ensemble se trouve proche de l’entrée, lieu d’arrivée de la ligne téléphonique de l’opérateur, et un jour que j’espère avant le prochain millénaire, de la fibre optique. Visualiser l’ensemble avec une description textuelle n’étant pas forcément aisé, je pense que la vidéo suivante sera bien plus parlante. Ne faites pas attention à l’aspect rudimentaire de cette maquette, je n’ai pas eu le temps de la faire à l’échelle 🙂

Ni une ni deux, avant même de continuer la visite, l’appartement venait de gagner des points décisifs. Maintenant que j’occupe cet appartement et que j’ai aménagé ce renfoncement pour mon serveur, je peux en effet témoigner que l’endroit présente les avantages suivants :

  • La pièce n’est pas une pièce de vie, elle est situé suffisamment à l’écart des autres pièces.
  • Le renfoncement est un endroit à la fois accessible et discret.
  • L’endroit est très proche de l’entrée, ce qui est parfait pour tirer des câbles hors des murs. Les câbles en question transitent à l’intérieur du placard, l’aspect esthétique est donc préservé.

Il est également possible de masquer cette installation en fermant le renfoncement avec une trappe. C’est la solution que j’ai adoptée par la suite, en coupant une planche de contreplaqué aux dimensions du trou, puis en y positionnant une poignée, une grille d’aération, et des aimants de placard pour la maintenir en place. Le rendu est très correct.

Un cache de fortune pour noyer la planque dans le décor.

Un cache de fortune pour noyer la planque dans le décor.

Au passage, une trappe secrète qui cache un ordinateur, ça me rappelle des moments épiques de Lost, soit dit en passant. À la différence près qu’il n’est pas nécessaire de saisir une suite de nombre toutes les 108 minutes sur ma bécane pour sauver le monde.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Dans mon prochain article, je présenterai en quelques mots et quelques photos le processus décisionnel mis en place lors de la réfection de la pièce de concentration et de travail qu’est mon bureau actuel.

(*) Oui, sous couvert d’anonymat, je me permets de piquer honteusement les catchlines d’un certain provider d’entertainment bien connu dans le milieu du journalisme vidéo-ludique.

 SMS automatisé – Round one, fight !

 16 janvier 2013  Domotique  12 commentaires

S’il existe une fonctionnalité que je souhaite mettre en place depuis bien longtemps autour de mon serveur sans me ruiner, c’est la possibilité de pouvoir envoyer de manière automatisée des SMS de notifications aux numéros de mon choix. Et accessoirement, de pouvoir en recevoir aussi.

Cela ouvre en effet un large éventail de possibilités supplémentaires : couplage avec le système domotique, diversification des moyens de notification, diversification des moyens de déclenchement d’actions, ou pourquoi pas moyens complémentaires de validation d’une session, comme le font la plupart des banques à l’heure actuelle lorsqu’un particulier demande une transaction d’une certaine importance.

Il y a quelques mois, ceci n’aurait été réalisable pour un montant raisonnable à faible volumétrie, lorsqu’on table comme moi sur une vingtaine de SMS par an à tout casser, qu’en passant par des API développées par des prestataires tiers, du type smsbox.net. Mais pour ma part, j’aime l’idée de garder le contrôle de mon architecture amateur sur le plus grand périmètre possible, et ce type de service facture une valeur ajoutée par rapport au coût du SMS simple que je souhaite pouvoir économiser. Avec l’arrivée l’an dernier de l’opérateur béni des dieux Free Mobile sur le marché, les opérateurs de téléphonie mobile ont tous subitement attrapé « comme par hasard » la fièvre humaniste/altruiste et ont décidé à la quasi-unanimité de revoir à la baisse leurs tarifs exorbitants. D’autres encore se sont diversifiés, à l’instar de B&You, proposant une carte pré-payée sans durée limite de validité, pour peu que le client s’affranchisse d’au moins un acte tarifé (communication, SMS, data…) par an.

C’est cette nouvelle offre qui m’a fait sauter le pas, à 5 centimes par an le coût d’envoi du SMS de ping permettant de maintenir la ligne, il serait dommage de se priver.

Avant d’investir dans du matériel plus évolué, j’ai tout d’abord cherché à réutiliser ce qui trainait dans mes vieilles affaires. Pour cette maquette, j’ai donc utilisé :

  • Un serveur Linux, dans mon cas un clone de ma Debian sur VM, qui fera office de machine d’émission de SMS.
  • Un téléphone quelconque avec une carte SIM valide, dans mon cas mon Nokia C7-00 (ne vous moquez pas S.V.P, je n’ai pas les moyens de claquer ma fortune dans un Galaxy S3), qui sera l’appareil destiné à la réception.
  • Un vieux Nokia 3310 de récup’, le téléphone star que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, qui faisait de vous à l’époque le personnage le plus hype des utilisateurs de mobile, car on pouvait jouer à Snake et composer ses propres sonneries (moi j’avais composé Ecuador de Sash! et pour ça j’inspirais le respect à mes semblables).
  • Une carte SIM B&You, 4.99€, réglée avec Eurocard Mastercard.
  • Un câble de communication 3310 USB, 5€ sur eBay, réglé avec Eurocard Mastercard.
  • Le plaisir de monter sa propre plate-forme d’envoi de SMS, ça n’a pas de prix.

Pour commencer, on insère la carte SIM B&You dans le mobile et on connecte le câble de communication sur celui-ci. Notez que comme il s’agit d’un modèle du début des années 2000, époque où les téléphones mobiles étaient relativement peu conçus pour permettre à leurs utilisateurs de les connecter avec du matériel informatique, il faut démonter la partie arrière de la coque pour pouvoir brancher le câble de comm’.

Nokia 3310 avec carte SIM B&You et data cable

Nokia 3310 avec carte SIM B&You et data cable

On branche ensuite l’autre extrémité du câble sur le port USB du serveur, la VM pour moi dans le cadre de cette maquette. On allume le mobile et on le déverrouille en entrant le code PIN. On en profite pour changer le logo par défaut, parce que ça permet de se la péter quand on poste la photo sur un blog de geek.

Le soft utilisé pour le logo : LogoManager sous Windows. Oui, ça ne sert à rien, et alors ?

Le soft utilisé pour le logo : LogoManager sous Windows. Oui, ça ne sert à rien, et alors ?

Le câble est basé sur un chip PL2303, qui est automatiquement reconnu par le système pour peu qu’on ait embarqué le support pl2303 dans le kernel ou en tant que module.

dhalsim:/$ lsusb
Bus 003 Device 002: ID 067b:2303 Prolific Technology, Inc. PL2303 Serial Port
Bus 003 Device 001: ID 1d6b:0001 Linux Foundation 1.1 root hub
Bus 002 Device 001: ID 1d6b:0001 Linux Foundation 1.1 root hub
Bus 004 Device 001: ID 1d6b:0001 Linux Foundation 1.1 root hub
Bus 001 Device 001: ID 1d6b:0002 Linux Foundation 2.0 root hub
Bus 005 Device 001: ID 1d6b:0001 Linux Foundation 1.1 root hub

Ensuite la magie opère grâce à gnokii, un soft en ligne de commande spécialisé dans la communication FBUS utilisée par les vieux Nokia, mais qui peut aussi communiquer en commandes AT comme le font la plupart des téléphones actuels. Le wiki de gnokki indique que le 3310 utilise le driver Nk6100, ce que j’indique dans le fichier de configuration en même temps que le device sur lequel le câble data USB est connecté. J’ai modifié uniquement 3 lignes du fichier de configuration par défaut :

[global]
model = 6110
port = /dev/ttyS0
connection = serial

On demande à gnokii d’envoyer un SMS de test, grâce à une commande simplissime. Par sécurité, j’ai indiqué le n° destination au format international. J’imagine que l’utilisation des n° au format national est possible aussi.

dhalsim-session-gnokii

On admire enfin la réception du SMS sur le mobile destinataire. On peut alors savourer la victoire avec un bon Dry Martini comme le ferait James Bond après une mission accomplie avec classe.

You win! Perfect!

You win! Perfect!

Voila, c’est tout simple ! J’ai fait une mini-vidéo du processus complet d’envoi-réception, dans laquelle j’envoie simplement la date et l’heure système par SMS, au lieu du message de test ci-dessus. C’est un peu flou, filmé et monté à l’arrache, et il a fallu compresser à outrance pour conserver un fichier de taille raisonnable, mais il faut savoir que je subis des pressions fortes d’une partie de mon entourage professionnel et en même temps unique lectorat pour que je mette en ligne l’article accompagné de la vidéo sans attendre les calendes grecques. Ces gens s’acharnent sur la touche F5 de leur clavier toutes les 10 secondes, me mettant par effet de bord sous la menace d’une attaque DDOS, je ne peux me permettre de ruiner leur productivité plus longtemps 🙂

Prochaine étape de ce projet : seconde maquette avec l’utilisation d’un « vrai » modem GSM et des commandes AT. À moins qu’une connerie ne vienne s’intercaler dans le programme…

 Google se la joue retro-gaming

 10 avril 2012  Général  Aucun commentaire

Je sais que je retarde un peu et que de nos jours sortir des news vieilles de 10 jours dans notre société consommatrice d’informations live revient à crier au scoop en annonçant l’extinction des dinosaures,  mais j’avais quand même envie de partager le dernier délire de Google avec tous les fanatiques de gros pixels, les nostalgiques des RPG sur consoles 8 bits aux musiques grésillantes à souhait, et les illuminés de tous poils qui comme moi arrivent à voir de la beauté dans les couleurs criardes et les traits grossiers de tout se qui se rapproche de près ou de loin au pixel art et au retro-gaming.

Vue éloignée, avec montagnes et villes

Le dernier délire de Google, donc, c’est leur malicieux calembour du 1er avril consistant à ajouter un mode « Quête » sélectionnable dans les différents affichages de Google Maps. Ce mode affiche les cartes grâce à des tiles à la mode 8 bits visibles à différents niveaux de zoom.

Vue rapprochée, les rues sont visibles

Le concept a même été introduit avec une vidéo de présentation vantant la disponibilité prochaine du service sur cartouche NES, avec connexion au réseau sur la cartouche et reco vocale sur la manette, pour les plus crédules. Non, ils n’ont quand même pas été jusqu’à dire qu’un périphérique de type Kinect étaint intégré à la cartouche, permettant de faire bouger la map en gesticulant les bras. 🙂

Le service n’est plus accessible directement via l’interface usuelle de Google Maps à l’heure actuelle, mais ceux qui auraient loupé l’info et qui souhaiteraient quand même faire mumuse avec le mode « Quête » seront heureux d’apprendre que celui-ci est juste bien caché, et qu’il est toujours possible d’afficher une représentation pixelisée de l’endroit de son choix grâce à ce lien.

Je ne sais plus ce qui m’éclate le plus, m’amuser avec un pâté de pixels ou imaginer qu’ils ont pu dépenser de l’argent pour aboutir à ce résultat.

 Youfo : le front-end pour Youpi

 13 septembre 2011  Bricolage  3 commentaires
L'interface utilisateur de Youfo

Avec la fin de mes travaux sur le back-end du robot Youpi, sauf remontée de bugs éventuelle, j’étais arrivé à la conclusion que je pouvais enfin passer à autre chose. Mais en même temps, j’avais sous la main un back-end plutôt abouti et pas avare en possibilités, et rien d’autre pour faciliter la manipulation du robot ou l’élaboration de scripts.

Je devais me rendre à l’évidence : il fallait que je réalise rapidement un petit front-end pour que le sujet soit bouclé. Libre ensuite aux gens de l’utiliser, de l’autopsier, et de l’adapter.

J’ai voulu un front-end pour un pilotage à la souris qui soit dans la mesure du possible léger et multiplateformes. Quoi de mieux qu’un front-end client léger accessible depuis n’importe quel navigateur — N’importe quel navigateur récent, s’entend. Fuck off IE6.

C’est de cette manière qu’est né Youfo (pour YOUpi FrOnt-end), une interface web ridiculement sobre, développée en quelques heures, articulée autour du framework jQuery et communiquant avec le back-end grâce à des messages Ajax/JSONP.

L'interface utilisateur de Youfo

L’interface utilisateur de Youfo

L’interface permet de piloter chacun des moteurs en cliquant sur le bouton approprié. Pour le fun, lors d’un survol des boutons, la partie du robot concernée par le mouvement se colorise sur l’image d’à côté.

En plus de cet aspect « pilotage en temps réel », à chaque fois que la position de l’ensemble du robot est satisfaisante, un clic sur le bouton au centre de l’écran permet de récupérer la position de tous les moteurs et enrichit le script dans la zone de texte. Il est ainsi possible de copier/coller le contenu de cette zone dans un shell qui, lorsqu’il est exécuté, rejoue les positions enregistrées de manière fluide et rapide.

Si vous considérez ces explications un peu abstraites, la vidéo suivante sera peut-être plus parlante :

Au final, même si cette interface reste dépouillée et souffre parfois d’un peu de lag, elle est facilement utilisable et elle démontre surtout un des gros avantages du back-end Youba : la possibilité d’écrire et d’intégrer au projet le front-end de son choix en très peu de temps. J’invite les bidouilleurs un peu curieux à regarder le code du cœur du front-end (resources/youfo.js) qui ne dépasse pas les 150 lignes.

À partir de là, on peut aussi envisager d’autres front-ends pour un pilotage au clavier, au joystick, à la Wiimote… Les plus motivés pourront décliner le produit en version un poil plus réactive grâce à une réécriture Java ou Qt… Il y a de quoi faire : amusez-vous, faites-vous plaisir.

Dernières recommandations :

  • Youfo nécessite une version de Youba >= 1.4
  • Les deux applications se trouvent sur la page des téléchargements.

Enjoy !

 Youba : release du back-end pour robot Youpi

 8 août 2011  Bricolage  54 commentaires
Le workbench pour tester le back-end Youba

Youba Logo

Une bonne nouvelle pour ceux qui attendaient désespérément un outil pour contrôler leur robot Youpi : je me suis botté le cul ces derniers jours, j’ai pu terminer la réalisation de mon back-end, le tester avec le robot, et même apprécier le résultat en générant un scénario de mouvements pour le robot en quelques secondes !

Le nom de cette merveille : Youba (pour YOUpi BAck-end), un petit programme de 500 lignes écrit en Python. Pour rappel, ce programme a été réalisé dans le contexte suivant :

  • Indépendance du front-end : le programme se contente d’attente ses ordres sur un port TCP. Les instructions en questions peuvent être envoyées par n’importe quel front-end (un terminal, un script, une page web, un programme analysant les commandes d’un joystick, tout ce que vous voulez).
  • Bufferisation : les ordres peuvent être envoyés en temps réel ou à l’avance.
  • Portabilité : au moins dans la mesure du possible. 99% du code est indépendant de la plate forme. Les 1% restants concernent l’envoi de données sur le port parallèle, que je n’ai pas su réaliser de manière totalement portable à l’heure actuelle. Les systèmes Linux et Windows sont supportés.
Le workbench pour tester le back-end Youba

Mon plan de travail : un PC, le robot, le câble de connexion adéquat, et un objet à saisir.

Le plan de travail qui m’a permis de valider mes tests se présente comme ceci : un PC avec une distrib Linux (Linux Mint dans ce cas), le robot, le câble de connexion parallèle fabriqué lors des étapes précédentes, et le tube en plastique d’un médicament générique quelconque préalablement lesté avec des contrepoids de touches de piano (j’ai pris ce que j’avais sous la main). Sur le PC, deux terminaux sont ouverts : à gauche le programme Youba qui écoute sur son socket et à droite le terminal d’envoi des instructions par netcat.

Les résultats des tests ont été au delà de mes espérances :

  • Fonctionnellement, le back-end rempli correctement son rôle, enquille les ordres et envoie leur traduction au robot.
  • Le mouvement sur plusieurs axes en simultané est possible. Cela peut paraitre anodin mais ce n’était pas forcément évident à concevoir.
  • Les mouvements sur chaque axe sont réalisés à une vitesse plutôt raisonnable. J’avais peur que le robot soit trop lent à réagir après avoir constaté des problèmes de mise en sommeil trop longue lors des essais avec mon programme Robotest. J’ai quand même réussi à minorer ce problème en revoyant complètement la gestion des intervalles d’envoi d’octets sur le port parallèle.
  • La précision sur les axes est au rendez-vous, et la pince dispose de suffisamment de pression pour tenir des objets cylindriques.

Et enfin, l’utilisation du back-end, grâce à la commande « I!! » qui affiche l’état des compteurs de demi-pas, permet de « cartographier » les déplacements sur chaque axe de manière très précise et d’utiliser ces informations pour scripter des scénarios très rapidement, dès qu’on connait un minimum la syntaxe attendue. J’ai réalisé le mien en moins de 5 minutes, c’est celui que j’utilise dans mon terminal de droite. Voici le script utilisé pour ordonner au robot de chopper mon tube cylindrique et de le déposer quelques centimètres plus loin :

#!/bin/bash
function sendyoupi {
	echo "$1" | nc localhost 12080
}

# Positionner le bras au-dessus du tube
sendyoupi 'C!W!0,R,H,750,1|1,L,H,999,1|2,R,H,4332,1|3,L,H,7334,1|5,R,H,2000,1'
# Serrer la pince
sendyoupi 'A!W!5,L,D,80,1'
# Lever le bras
sendyoupi 'A!W!1,R,D,30,1'
# Tourner la base de 60°
sendyoupi 'A!W!0,L,D,60,1'
# Baisser le bras
sendyoupi 'A!W!1,L,D,30,1'
# Desserrer la pince
sendyoupi 'A!W!5,R,D,80,1'
# Revenir en position de départ
sendyoupi 'A!W!A,I,S,1,1'

Et le résultat du script en images :

Attention, quelques conseils pour ceux qui souhaitent utiliser Youba :

Avant tout, il y a un fichier README.txt à la racine du projet. Si je me suis cassé la tête à l’écrire, c’est qu’il contient des tas d’informations intéressantes à respecter pour que tout puisse fonctionner. Donc, lisez-le. Vérifiez en particulier que le port parallèle est activé dans le BIOS, de préférence en mode EPP, que son driver est bien chargé par le système d’exploitation, et que vous avez correctement configuré son n° d’I/O dans le fichier de configuration. Si le robot ne répond pas aux ordres donnés, lancez Robotest (disponible en page de téléchargements) pour vous assurer que la partie matérielle fonctionne à minima. D’autre part, je n’ai pas eu l’occasion de tester l’intégralité du programme avec Windows (les 50% des 1% qui ne sont pas portables), j’ai bon espoir que cela fonctionne mais on ne sait jamais. Enfin, je rappelle que je ne réponds en général pas aux questions par mail car je préfère qu’elles soient abordées en commentaires afin que tous les intéressés puissent avoir accès aux réponses.

Voila, il est maintenant temps de dévoiler où il est possible de télécharger Youba : c’est sur la page de téléchargements !

Une dernière chose : je serai content de savoir si vous utilisez ce back-end, ce que vous en pensez, quel front-end vous utilisez, et surtout si vous avez de bonnes idées quand à l’utilisation du robot Youpi.

 Une racing cab custom WipEout-like

 15 août 2010  Bricolage, Projet Arcade  Aucun commentaire

D’habitude je n’aime pas trop colporter bêtement toutes les vidéos qui sont diffusées à foison via d’autres blogs. D’abord parce que si je le faisais, un lecteur avisé remarquerait que le news n’est pas de la plus belle fraicheur, mais aussi parce que je considère un peu que poster des vidéos à foison sur un blog sans réel commentaire à côté est un signe avant-coureur de sécheresse éditoriale. Et si je peux me permettre un commentaire purement gratuit et strictement personnel, le réchauffement climatique semble également être en mesure de propager peu à peu la sécheresse sur le PBF (paysage blogosphérique francophone).

Voila, c’est fait, je vais me faire plein d’amis blogueurs. Mais je m’en fiche puisque je ne tiens pas un blog mais un CMS :p

Une fois n’est pas coutume, je vais rentrer dans le moule et masquer ma flemme rédactionnelle et le manque de contenu actuel de ce site en postant à mon tour une vidéo dont la fraicheur laisse à désirer.

Il s’agit d’une personne qui a eu l’idée un peu folle de bâtir une racing cab un peu particulière puisqu’elle retransmet les images capturées par une caméra miniature positionnée sur un petit véhicule motorisé, et piloté sur un circuit réel par le joueur. Je ne peux que m’extasier d’admiration devant un tel montage, eu égard à l’originalité du concept, l’ingéniosité du montage, et l’inspiration WipEout’esque du circuit. Et pour cause, WipEout est un des jeux qui m’aura le plus scotché devant un écran dans ma prime jeunesse (en dehors de Street Fighter II’), le plus fait pulser d’adrénaline jusqu’au cerveau, et le plus conforté dans l’idée qu’on pouvait écouter la B.O. d’un jeu vidéo en boucle (ce qui soit dit en passant était assez difficilement concevable à l’époque pour des personnes normales).

Ce concept récolte donc mon coup de cœur ainsi que la retransmission des vidéos qui vont avec.

Racer v0.1

Racer v0.2

Plus d’infos sur le site officiel.