Archive pour la catégorie ‘Projet Arcade’

 C’est Noël Théo, c’est l’époque des miracles

 29 décembre 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Hans Grüber l’avait bien dit dans Piège de Cristal, et il ne pouvait pas être plus proche de la vérité : « C’est Noël Théo, c’est l’époque des miracles. »

Et en cette période de miracles, celui-ci me fait vraiment plaisir : Mon flipper Gold Wings est revenu à la vie !

Les ennuis avaient démarré en mai, avec une panne au niveau des afficheurs. La série noire avait continué en juin, avec un blackout total sur le flipper. Et pour couronner le tout, je n’avais pas eu le temps de m’occuper de ces problèmes, à part vérifier un par un tous les fusibles sur les conseils des membres de Gamoover.

Le problème était à la fois simpliste et vicieux, puisque la rouille avait recouvert un des fusibles de l’alimentation principale ainsi que son support, empêchant ainsi le passage du courant en position normale, alors que le fusible donnait un résultat positif au testeur… C’est papa AlphaK qui à trouvé la panne ;)

Malheureusement, la remise en route de la machine n’a pas ressuscité les afficheurs par la même occasion. Mais on avance… Lorsque j’aurai un peu de temps, j’irai vérifier les connecteurs et les niveaux de tension avec les schémas électriques sous la main, avec l’espoir de régler de manière définitive tous les problèmes sur ce flip…

 Nouveau matos pour la Mamecab

 15 décembre 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Lorsque je parlais de nouveau PC dans l’article précédent, avec un petit air de ne pas y toucher, j’étais en réalité déjà dans le vrai. La faute à un nouveau venu qui s’ajoute au capharnaüm de mon appartement : un PC à la config plus qu’honorable généreusement donné par Flo, que je remercie chaleureusement.

Une très belle bête à base d’Athlon 64 3500+, GeForce 6600 LE, 1 Go de RAM DDR1.

Même le boîtier en jette !

Même le boîtier en jette !

Ça serait presque trop pour une Mamecab, mais j’ai bien envie de faire un comparatif avec la config actuelle pour voir si ça booste dans les jeux les plus gourmands.

La config actuelle, qui n’est pas trop à la ramasse, comprend un Athlon XP 1800+, une GeForce 6200, avec entre 512 Mo et 1 Go de RAM DDR1. Donc à mon avis, ça risque de booster sévère. Mais je préfère ne pas m’emballer, les résultats des tests me permettront de prendre une décision mûrement pesée.

En attendant, juste pour le fun, j’ai booté la machine dépourvue de disque dur sur un Live CD de Damn Small Linux, que j’utilise aussi sur ce projet, et je n’ai pas attendu longtemps pour voir un bureau apparaître. Bureau + terminal + navigateur démarrés, la conso mémoire est en dessous de 30 Mo. C’est donc vraiment une distro idéale pour les petites configs orientées bureautique et navigation internet.

Un bureau complet et réactif pour 30 Mo et sans disque dur, que demande le peuple ?

Un bureau complet et réactif pour 30 Mo et sans disque dur, que demande le peuple ?

À la prochaine pour le résultat des tests.

PS : je sais, mes photos brûlent toujours les yeux, j’attends que les périodes de Noël soient terminées pour m’offrir un pur appareil photo à prix abordable.

 Pong Clock, le spin-off

 18 novembre 2009  Bricolage, Projet Arcade  5 commentaires

Angoissé par la peur de l’échec dans la reconversion du PC portable en horloge Pong, je cherchais depuis un moment des idées alternatives de recyclage, histoire de me replier sur un autre projet qui permettrait de sauver l’ordinosaure d’une lente agonie.

Jusqu’au jour où l’idée de génie fut apportée par Sylvain : un cadre photo numérique !

Aujourd’hui je peux dire que l’idée est pleinement exploitable sur ce type de machine. SVGAlib est fait pour ça. Mieux, le programme qui contenait les lib SVGA compilées pour DSL, nommé zgv, est, si vous vous rappelez du billet précédent, un visualiseur d’images ! Cerise sur le gâteau, il peut même afficher des diaporamas !

J’ai fait le test en 10 minutes : sur le portable, si je ne force pas un affichage en 320×240, mes images s’affichent, mais sont parfois décalées de quelques pixels sur la droite pour une raison inconnue. Éventuellement à tweaker légèrement en fonction du portable. Pour info, zgv a un pendant sous X11 nommé xzgv.

J’enregistre mes réglages sur DSL de la manière suivante (force la résolution, le nombre de couleurs, et les paramètres de zoom) :

alias zgv='/opt/zgv/zgv2 -p -j -z -m "320 240 8"'

Je peux ensuite lancer un diaporama avec la commande suivante :

zgv /path/to/my/pictures/*

Et voila, la preuve en image, un cadre photo numérique artisanal réalisé sans effort. :)

Pour un peu, on pourrait croire que je prône mon propre culte de la personnalité...

Pour un peu, on pourrait croire que je prône mon propre culte de la personnalité...

PS : pas de panique, pour le moment ma roadmap en ce qui concerne le laptop est toujours l’horloge Pong. ;)

 Le pixel infernal

 17 novembre 2009  Bricolage, Projet Arcade  3 commentaires

Dans l’article précédent, je détaillais mes premières étapes de la transformation d’un vieil ordinateur portable en horloge Pong, à savoir l’installation d’un Damn Small Linux sur le système.

L’étape suivante n’est pas de tout repos, puisqu’il faut maintenant afficher à l’écran les graphismes de mon choix. En l’occurrence, un terrain, deux raquettes carrées, une balle carrée, et un score qui évolue en fonction de l’heure. Mais ne plaçons pas la charrue avant les bœufs, autant commencer doucement, et tenter d’afficher dans un premier temps un modeste pixel.

Car à ce stade, DSL démarre en mode console.

Elle est belle, ma console, elle est belle !

Elle est belle, ma console, elle est belle !

Après un peu de nettoyage dans les scripts de démarrage de DSL, j’obtiens beaucoup moins d’erreurs lors du boot. À terme, mon but est d’avoir un affichage le moins verbeux possible pendant le boot, histoire de donner à la future horloge un petit côté appliance. Comprenez par là que les messages affichés pendant la phase de démarrage sont totalement inutiles aux yeux des non-informaticiens, il sera donc intéressant d’en diminuer le nombre, tout en gardant la possibilité de les afficher moyennant la manipulation appropriée (un paramètre passé au noyau, par exemple). Mais ceci est purement cosmétique et ne constitue pas la priorité n°1.

Nous sommes donc en mode console. Le mode console, c’est une division de l’écran en 80 colonnes et 25 lignes, chaque case située à leur intersection pouvant afficher exactement un caractère, ni plus ni moins. C’est donc fait pour afficher du texte, de manière (quasi) exclusive.

Alors, grâce à des bidouilles comme figlet, déjà utilisé sur mon minitel, il est possible de dessiner avec les caractères de la console, mais on est très loin de maîtriser ce qui sera affiché au pixel près.

Mince, figlet me dit que je devrais aller me coucher !

Mince, figlet me dit que je devrais aller me coucher !

Alors, comment diable afficher un simple pixel sur l’écran ? Linux utilise généralement un serveur X11 pour tout ce qui touche au mode graphique. C’est sur X11 que vient se greffer le gestionnaire de fenêtres qui affiche à l’utilisateur un bureau ergonomique et coloré. Bien que le gestionnaire de fenêtres sur DSL soit extrêmement léger, le pauvre portable avec ses 8 Mo de RAM n’a pas les ressources suffisantes pour en profiter. J’ai quand même fait le test pour rigoler, je peux afficher un bureau (640×480, 16 couleurs) en moins de 3 minutes, le tout étant suivi par une interminable période de swap, pendant laquelle il est inutile d’espérer lancer la moindre commande. En définitive, on abandonne complètement l’idée.

Le bureau, c'est possible, à condition d'avoir le temps...

Le bureau, c'est possible, à condition d'avoir l'éternité devant soi...

Dans mon cas, le salut ne sera pas apporté par X11. Il me faut quelque chose de plus léger pour afficher mon pixel. Quelque chose qui me permette de programmer des applications graphiques sans passer par X11. Quelque chose comme SVGAlib.

Caution - Geek content

Attention, à partir d’ici, ça devient un poil plus technique. Le passage qui va suivre est susceptible de déclencher des nausées, voire des vomissements, chez les non-informaticiens. Je décline toute responsabilité.

SVGAlib est une bibliothèque graphique de bas niveau pour Linux. Tout à fait dans l’esprit de ce dont j’ai besoin. En plus, le site fourmille d’exemples. Je recopie le code permettant d’afficher un simple pixel à l’écran et le compile dans la foulée.

#include <stdlib.h>
#include <vga.h>

int main(void)
{
   vga_init();
   vga_setmode(G320x200x256); // Passe l'écran en résolution 320x200, 256 couleurs
   vga_setcolor(4);           // On sélectionne la couleur rouge
   vga_drawpixel(10, 10);     // On dessine le fameux pixel

   sleep(5);                  // On attend 5 secondes...
   vga_setmode(TEXT);         // On repasse en mode console

   return EXIT_SUCCESS;       // Et on sort fièrement dans la bonne humeur
}

À ce stade, transférer le programme compilé pour le tester sur le portable est une activité relativement chronophage. Rappelez-vous : pas de lecteur CD, pas de carte réseau.

Je décide donc d’installer une copie de DSL dans une machine virtuelle (qui elle est équipée d’une carte réseau virtuelle) et sur laquelle je peux transférer mes versions compilées à grands coups de netcat.

Bien que la compilation (en environnement Debian) se passe sans trop de problèmes bloquants, la première exécution du programme dans la machine virtuelle ne se termine pas par un franc succès. Les libs SVGA sont absentes par défaut dans DSL. Qui pourrait en faire un reproche, s’agissant d’une distrib allégée ?

À tout hasard, je choisis de copier les libs de ma Debian dans DSL. Cette solution barbare fait lamentablement planter le programme avec pour toute sortie la célèbre Segmentation Fault. Je ne saurais pas expliquer exactement pourquoi, il existe de nombreuses raisons pour que cette opération ne fonctionne pas. Les libs ne sont pas optimisées pour 486, elles ne sont pas compilées pour fonctionner sur un noyau 2.4, elles sont compilées avec des options propres à Debian, etc… Un coup dans l’eau.

À cet instant, je suis confronté au moment d’angoisse que tout développeur a connu, quand il sait que toutes les solutions simples n’ont pas fonctionné, et qu’il va falloir sortir l’artillerie lourde sans savoir dans quelle direction tirer. J’en profite pour remercier tipeon, qui a toujours de bonnes idées lorsque je lance des appels à l’aide à la cantonade sur les forums ;)

Je commence à envisager de cross-compiler ces libs moi-même, quand, au détour d’une recherche sur le net, entre deux sites pornographiques, je découvre sur cette page un visualiseur d’images utilisant SVGAlib et porté sur DSL : ZGV. Les libs étant comprises dans l’archive, je les déploie sur ma machine virtuelle, relance mon programme, et constate avec le plus grand bonheur un écran vierge, à l’exception d’un petit pixel rouge en haut à gauche de l’écran. Bingo ! :)

C’est un petit pixel pour le geek, mais un bitmap géant pour la communauté.

À partir de ce moment, le concept est démontré, il est donc possible d’utiliser SVGAlib pour afficher de manière instantanée à peu près n’importe quel graphisme sur commande à partir de la console. La preuve avec ce second exemple qui sera plus parlant qu’un bête pixel rouge :

Un joli dégradé de bleu, merci SVGAlib !

Un joli dégradé de bleu, merci SVGAlib !

Voila qui termine la partie qui à mon sens pouvait poser le plus de difficultés. Le reste, bien que pas forcément évident au premier abord, pourra se résumer à un peu de programmation et un peu de bon sens. Mais je ne manquerai pas de le détailler.

À bientôt pour la suite des aventures du laptop qui ne voulait pas mourir ;)

 Le recyclage, c’est l’avenir

 17 novembre 2009  Bricolage, Projet Arcade  2 commentaires

Ce week-end, j’ai eu l’occasion de concrétiser quelque chose qui me tenait à cœur depuis longtemps : passer une nuit torride avec Gemma Atkinson donner une seconde vie à un ordinateur portable cacochyme. Chacun ses fantasmes, l’un n’empêche pas l’autre.

Cela fait effectivement un long moment que je guette l’opportunité de transformer une antiquité informatique en horloge Pong, objet de décoration post-vintage affichant le sommet de la geekitude. Oui, le mot existe, en tous cas selon Google.

J’ai donc retroussé mes manches et inspecté le matériel à ma disposition : deux portables Compaq Contura. Des ordinosaures portables en puissance, équipés d’un processeur 486 cadencé à 33 MHz, de 8 Mo de RAM, et respectivement 250 et 350 Mo de disque dur. En d’autres termes, n’importe quel téléphone mobile d’aujourd’hui affichera plus de puissance de calcul. Je remercie au passage Kiwi et HKI pour m’avoir permis de disséquer les deux bécanes.

Après un premier état des lieux, un des laptops boote sur un magnifique bureau Windows 3.1, le second ne daigne pas démarrer. Les batteries ainsi que les piles au lithium sont mortes dans les deux cas.

Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Suite à ce constat, je décide de mettre le portable inerte de côté, en conservant toutefois son disque dur qui servira de base pour les opérations. Foutu pour foutu, autant flinguer ce disque là avec mes expérimentations en premier.

Depuis le temps que je réfléchis à ce projet, j’ai dans l’idée qu’il me faut un OS minuscule mais efficace. Traduisez : un Linux. Je me tourne assez rapidement vers Damn Small Linux (DSL), une distrib dont la taille du Live CD ne dépasse pas 50 Mo, optimisée pour occuper une place réduite en mémoire et tourner ainsi sur les plus petites configs.

Ma décision est prise rapidement, exit DOS/Windows 3.1 et place à un système d’exploitation digne de ce nom.

Un premier problème se présente toutefois rapidement : comment installer un système d’exploitation de 50 Mo sur une machine qui n’a ni lecteur CD, ni carte réseau ? Examinons les possibilités :

  • Le diviser en 35 disquettes de 1.44 Mo, booter sur la première disquette, passer 2 heures à lire chaque disquette une par une et tout recommencer lorsque l’opération foire à la 34ème. Non, ça sent le vécu, très peu pour moi.
  • Transférer le contenu du CD par câble série. À 9600 bps, je peux avoir mes données en 12 heures en comptant uniquement le payload. Mieux vaut oublier. En plus il faudrait d’abord booter sur un Linux qui piloterait le port série, une sorte de concept de la poule et le l’œuf réactualisé. Mieux vaut trouver une méthode qui évite les migraines.
  • Démonter le disque dur, le brancher dans une carcasse de PC desktop équipé d’un lecteur CD et au besoin d’une carte réseau, et lancer l’installation à partir de ce poste. Voila une solution jouable.
Le disque dur et son adaptateur, prêt à être connecté

Le disque dur et son adaptateur, prêt à être connecté

En fouillant dans mes pièces détachées, je retrouve une nappe IDE 3.5″ vers 2.5″ qui m’a été généreusement donné par karamilo, que je remercie. Sans cet adaptateur, impossible d’aller plus loin.

Je branche donc le disque dans une des carcasses de PC qui squattent mon séjour. La poisse fait son œuvre : je flingue une alim silencieuse récente pendant l’opération. :(

Montage temporaire pour l'installation de DSL

Montage temporaire pour l'installation de DSL

Heureusement, ce ne sont pas les alims qui manquent dans mon capharnaüm. Après remplacement, le PC desktop peut booter sur le CD d’installation de DSL. L’installation est effectuée en quelques minutes.

Vient enfin le moment de vérité : le portable va-t-il démarrer correctement DSL une fois le disque dur reconnecté ? Avec Windows, en général, rien n’est moins sûr. Avec Linux, en général, c’est du gâteau, pour peu qu’on ait un noyau générique et des périphériques pas trop hors normes. Cette fois-ci ne fait exception à la règle. :)

Damn Small Linux en plein processus de démarrage

Damn Small Linux en plein processus de démarrage

La première étape est donc terminée : le vieillissant portable et son non moins vieillissant Windows 3.1 font peau neuve avec un Damn Small Linux qui me servira de base pour afficher l’horloge Pong si chère à mes rêves.

Mais cela, nous le verrons un autre jour. Stay tuned…

PS : je m’excuse pour la piètre qualité des photos et promets d’investir dans un appareil numérique digne de ce nom très bientôt.

 It’s a kind of magic (world)

 8 novembre 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Avec le retard qui me caractérise, je voudrais relater brièvement le meeting Lyonnais des membres du fameux portail francophone de l’arcade Gamoover, meeting qui avait lieu dans la soirée du 8 octobre dernier. Un mois jour pour jour après l’évènement, il est grand temps pour moi d’écrire quelques mots à ce sujet.

Cette soirée fut l’occasion de réunir quelques membres du forum, tous amateurs d’arcade, de retrogaming et de gaming tout court, autour de quelques bornes.

Votre serviteur pris en flag en train d'essayer de perdre du poids sur Pump Pro

Votre serviteur pris en flag en train d'essayer de perdre du poids sur Pump Pro

Les protagonistes se sont donc retrouvés devant le Magic World à Lyon 5ème. L’occasion pour la plupart d’entre eux de coller un visage sur un pseudo, d’échanger du matériel, de discuter de passions communes, de frimer avec les guns arcade, et de se mettre quelques bourre-pifs par joysticks interposés :)

Ce fut également l’occasion de sortir du placard nos t-shirts de geeks pour les arborer fièrement sur nos épaules.

Malgré la faible surface de la salle, celle-ci reste bien équipée :

  • Outrun 2 SP (linkée à 4 joueurs)
  • Pump It Up Pro (a.k.a « La machine à transpirer »)
  • The House Of The Dead 4 (a.k.a « Shake shake shake ton uzi »)
  • Virtua Fighter 5 (a.k.a « Un bourre-pif dans ta tronche »)
  • Guitar Hero Arcade (a.k.a « Je fais des solos comme Slash »)
  • Time Crisis 4 (a.k.a « Je me planque derrière un pilier puis je fais un headshot »)
  • Mario Kart Arcade GP 2 (a.k.a « Tu la sens ma carapace bleue ? »)

Ajoutons à cela le flipper Shrek avec son mini-flip intégré et une table de air hockey, et on obtient tout ce qu’il faut pour passer une bonne soirée. A titre personnel, je regrette juste un peu que la salle ne compte pas de références du genre Street Fighter ou Metal Slug, mais on ne peut pas tout avoir.

En résumé, une bonne soirée de défoulement avec la rencontre de plein de gens sympathiques et passionnés. Le topic rétrospectif se trouve ici.

Amis Lyonnais, n’hésitez pas à vous faire connaitre sur Gamoover pour participer aux prochaines rencontres.

 Borne to be alive, flipper to be repaired

 16 juin 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Mes travaux de ce week-end ont permit de faire la lumière sur les quelques affaires en cours.

Si vous remontez le temps de quelques semaines, vous aurez la possibilité de (re)découvrir dans cet excellent article, du même auteur, mes déboires vécus auprès des appareils électriques/électroniques de mon environnement.

L’avancement des travaux est aujourd’hui le suivant :

  • Le juke-box du bar a été formaté/réinstallé. Il faut encore déployer le media center mais j’ai dès maintenant la possibilité de le faire à distance. C’est une tâche non urgente.
  • La Mamecab qui m’en avait fait voir de toutes les couleurs va bien. Elle a finalement redémarré sans encombre et son petit caprice est terminé. En bonus, j’ai trouvé un moyen assez simple de faire ses mises à jours volumineuses à distance,  ce qui me facilitera la vie.
  • Enfin, très mauvaise nouvelle, le flipper est complètement out. En dehors des lampes, il ne démarre plus. Une situation très frustrante, compte tenu du nombre d’heures passées à le remettre en état. Je sens que je vais devoir passer très longtemps à inspecter les schémas électriques et à mesurer les niveaux de tension pour avoir une chance de le remettre en état.

C’est tout pour aujourd’hui…

 Les dieux dépassent les bornes

 2 juin 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Ce week-end, Morrigan, la déesse mythologique des jeux de café et des loisirs numériques, a déployé ses ailes et a pourfendu les airs de sa voix divine et suave :

« AlphaK, pour mettre ta foi à l’épreuve, tout ampli, juke-box, mamecab, borne dédiée ou flipper que tu toucheras durant ces deux jours seront réduit à néant ! »

Si je l’avais su, j’aurais passé le week-end à faire du tricot et à regarder les redifs de Derrick, au lieu d’aller bricoler dans le garage. Car la volonté divine est inébranlable.

  • L’OS du PC juke-box du bar plante au chargement, j’ai foutu en l’air la conf de Windows en désinstallant un soft.
  • Mon montage pré-ampli sur la Mamecab est toujours aussi sensible aux parasites des émissions GSM, malgré mes résultats précédents.
  • Le PC Mamecab ne boote plus l’OS, j’ai déclenché maladroitement le coupe-circuit de l’installation alors que tout était allumé. Après un clear CMOS je n’ai même pas d’image à l’écran. Possible panne matérielle.
  • Toute tentative de réparation immédiate s’est soldée par l’obtention d’un résultat encore plus désastreux (ainsi que pas mal de colère et de frustration).

Avec tout ça, je n’ai pas pu vérifier mes fusibles et mes niveaux de tension sur les afficheurs du flipper. Il est inutile de se mesurer à une volonté divine. J’espère juste que Morrigan se sera calmée samedi prochain…

 Tout ne va pas de mal ampli

 28 mai 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Je parlais dans cet article d’un problème qui survient régulièrement sur le circuit audio de la Mamecab lorsqu’un téléphone mobile émet à proximité, qui provoque des interférences à très fort volume, ce qui est absolument désagréable pour la concentration lorsqu’on s’apprête à placer un 18 hit combo à Street Fighter.

J’ai imaginé dans le même article plusieurs palliatifs pour atténuer ce problème. Le premier d’entre eux est la reconstruction du circuit imprimé du préampli.

Le circuit utilisé jusqu’à présent présentait deux défauts importants :

  • Un défaut du point vue électrique, puisque le circuit était soudé sur une gigantesque plaque de veroboard à pistes parallèles, ce qui provoque en toute logique des capacités et des effets d’antenne parasites.
  • Un autre défaut dû à l’occupation d’espace, puisque le circuit monopolisait une place considérable sous le control panel.

Je me suis donc attelé au premier palliatif qui consiste à réimplanter les composants de manière plus propre. Au passage, je m’excuse de la piètre qualité des photos de cet article, elles ont été faites avec ce que j’avais sous la main (c’est à dire mon téléphone mobile). C’est aussi ça l’esprit McGyver.

Pour rappel, mon préampli est constitué de deux circuits intégrés LM386 dont les caractéristiques se trouvent ici. Le montage complet est tiré d’une brochure de Quasar Electronics disponible ici.

La première étape consiste à repérer les composants sur le circuit d’origine pour retracer le schéma électrique du montage. En toute logique, en reproduisant ce schéma par reverse engineering, je devrais retrouver le schéma de Quasar Electronics. Cette étape est uniquement destinée à me conforter dans la manière dont les composants sont connectés.

Ensuite vient le moment de redesigner le positionnement des composants et des pistes sur la veroboard. Si vous connaissez un software gratuit et ergonomique qui fait la même chose, je suis preneur. Pour ma part, je travaille à la main sur des feuilles à petits carreaux. C’est aussi ça l’esprit McGyver.

Rétroconception du schéma électrique et draft de l'implantation des composants sur le nouveau support

Rétroconception du schéma électrique et draft de l'implantation des composants sur le nouveau support

Mes notes de travail à main levée ne sont pas très esthétiques, mais j’aime bien les publier quand même, je pense qu’elles permettent d’illustrer le cheminement de la réflexion dans des travaux de ce type.

Une fois toute la paperasse effectuée, vient le moment de dessouder les composants de l’ancien circuit pour les réimplanter sur le nouveau. Je me rends compte que je ne sais plus où sont passées ma pompe et ma tresse à dessouder. Tant pis, on va faire ça au fer et à la pince, à l’arrache. C’est aussi ça l’esprit McGyver.

Réimplantation des composants sur la nouvelle plaque, recto et verso

Réimplantation des composants sur la nouvelle plaque, recto et verso

Le résultat est propre, l’utilisation d’une plaque à pastilles séparées devrait donner de meilleurs résultats que des veroboard à pistes parallèles. Je me suis un peu éloigné du schéma d’implantation au niveau des borniers, il y avait pas mal de connexions et j’ai préféré utiliser des fils supplémentaires au lieu de couler des litres d’étain pour tracer les pistes. J’aurais pu gagner environ 1cm de plaque, mais pour une fois j’ai préféré jouer la sécurité. J’ai aussi rajouté des borniers par rapport au montage d’origine, permettant ainsi de débrancher les fils en cas de besoin (c’est très con mais je n’y avais pas pensé la première fois).

Une petite photo pour montrer le plan de travail (un bureau reconverti pour l’occasion). Comme par hasard, et comme le veut la loi de Murphy, je retrouve ma pompe et ma tresse à dessouder au moment où le montage est terminé… No comment…

L'environnement de travail

L'environnement de travail

Le montage final terminé, je tombe en admiration devant tant de place ainsi économisée. La veroboard d’origine, une fois nettoyée du surplus d’étain, pourra servir à nouveau pour d’autres montages.

Comparaison sur les tailles respective des circuits

Comparaison sur les tailles respective des circuits

Enfin vient le moment de tester le montage. Les soudures n’ayant pas coulé en dehors des pastilles étamées, je ne passe pas par l’étape du testeur de connexion, et avance directement en case « test en environnement réel« . Par précautions, je prends tout de même des composants qui ne craignent pas trop. Je réunis donc :

  • Une batterie 12V pour l’alim
  • Un vieux lecteur MP3 taïwanais d’une capacité incroyable de 128 Mo
  • Un ampli de guitare d’entrée de gamme
Banc de test improvisé

Banc de test improvisé

Après branchement, tout fonctionne sans encombre. Le potard régule correctement l’enveloppe sonore. Je branche la sortie sur l’entrée ligne du PC, à la place de l’ampli de guitare, pour tester la stéréo. Aucun problème.

Cerise sur le gateau, lorsque je téléphone à côté du montage, je n’entends absolument aucun parasite dans les haut-parleurs. Bingo ! Il ne reste plus qu’à remonter la plaque sur la Mamecab et à voir si le fonctionnement est toujours aussi bon dans ces conditions. Si tout se passe bien, je n’aurai même pas à contruire une cage de Faraday. Stay tuned !

 Une panne d’afficheurs qui fait flipper

 27 mai 2009  Projet Arcade  Aucun commentaire

Ce que j’aime, dans la loi de Murphy, c’est son caractère inévitable qui survient toujours au moment où on se croit tiré d’affaire. Dans mon cas, j’ai pu constater, après des heures passées à bichonner mon précieux Gold Wings, à nettoyer les pistes et les décos, à refaire les affiches de crédits, à bidouiller les monnayeurs, à changer les lampes grillées, à réparer les cibles usées, et alors que je pensais que le plus gros était finalement derrière moi, que l’afficheur de score s’était soudainement mis en grève pour une période indéterminée.

Voyons ça… On commence par enlever la plaque de verre du panneau avant (maintenant que j’ai compris comment le faire sans tout détruire). Pour cette étape, il est extrêmement utile d’avoir des ventouses. Retirer la vitre à mains nues me semble relever de l’exploit.

Vue d'ensemble des circuits du fronton

Vue d'ensemble des circuits du fronton

Immédiatement, il est possible de retirer la partie dédiée aux afficheurs à part. Si la réparation a lieu sur ce circuit, elle n’en sera normalement que plus facile.

La carte des afficheurs extraite du fronton

La carte des afficheurs extraite du fronton

Tiens tiens, le détail qui saute immédiatement aux yeux, et que vos mirettes averties ont normalement déjà dû repérer sur la photo précédente : on dirait qu’il y a eu du grabuge vers les capas en haut à droite de la carte. Pas de coulure d’après mes observations, mais des traces de brulures pas  très anodines. Un indice précieux qu’on garde pour plus tard. Le reste de la carte ne présente pas de défaut apparent.

Les condensateurs suspects

Les condensateurs suspects

Après inspection minutieuse, les autres PCB du fronton semblent dans un très bon état. Pas de trace de coulure, de brulure, ou d’altération quelconque.

Patchwork des PCB en façade

Patchwork des PCB en façade

Sans autre indice apparent, mon attention se focalise donc sur les deux capas repérées plus haut. J’ai pris soin de de photographier la page du manuel qui décrit ces composants, mais dans ma grande hâte, j’ai oublié de photographier aussi le schéma électrique complet de la carte, qui aurait pu aider. Et évidemment, je ne l’ai plus sous la main en ce moment (la loi de Murphy, toujours elle).

À ce sujet, mes stats me remontent que plusieurs de mes visiteurs recherchent le manuel de Gold Wings. Je suis en mesure de fournir des photos de ce manuel sur demande, si ce n’est pas pressé. Pour des raisons obscures que je n’expliquerai pas ici, ce manuel se trouve à 40km de mon domicile.

Page 36 du manuel, liste et implantation des composants de la carte des afficheurs

Page 36 du manuel, liste et implantation des composants de la carte des afficheurs

Pour le moment, les suspects sont donc :

  • C1 : capa polarisée 470µF 50V
  • C2 : capa polarisée 10µF 16V (10µF 25V affichés sur la capa de la PCB, peut-être ne s’agit-il pas du condensateur d’origine)

Dans le doute, je vais mettre à contribution les membres de Gamoover afin d’avoir leur avis sur cette panne. Stay tunned.