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 Pong Clock, les premières images

 16 décembre 2009  Bricolage  Aucun commentaire
L'écran de départ, balle au centre, score initialisé à l'heure courante : 20h27.

Voila enfin, en exclusivité mondiale, les premières images du développement de l’horloge Pong !

Avec également un petit bilan intermédiaire des frais :

  • 2/3 heures de développement
  • 200 lignes de code (sans la police de caractères)

Avec en contrepartie les résultats suivants :

  • Affichage du terrain, des raquettes, et de la balle.
  • Affichage du score (police non définitive) en fonction de de l’heure système.
  • Gestion d’une zone vide optionnelle au dessus du terrain, pouvant être dédiée à l’affichage des scores ou de tout autre information.
  • Taille du terrain, des raquettes, et de la balle customisables.
  • Gestion de plusieurs résolutions en 4/3 de 320*240 à 1600*1200.
  • Affichage des premiers éléments de débogage.

Pour faciliter mes tests, les développements sont effectués sur une machine virtuelle. Les captures d’écran sont également issues de cette VM. Voici l’écran d’initialisation :

L'écran de départ, balle au centre, score initialisé à l'heure courante : 20h27.

L'écran de départ, balle au centre, score initialisé à l'heure courante : 20h27.

Les éléments sont pour le moment tous fixes. Dès les premiers moments d’animation, je devrai contrôler que chaque élément reste dans son périmètre. C’est pourquoi j’ai d’ores et déjà commencé à afficher en surimpression quelques éléments de débogage.

  • En rouge le périmètre de mouvement de la balle, par rapport à son centre.
  • En bleu le rail des deux raquettes, par rapport à leur centre également.
Affichage des infos de débogage. Notez la zone vide en haut de l'écran, réduisant ainsi la taille du terrain.

Affichage des infos de débogage. Notez la zone vide en haut de l'écran, réduisant ainsi la taille du terrain.

Je trouve le résultat satisfaisant pour le moment. On attaquera les choses sérieuses la prochaine fois, puisqu’il faudra commencer à animer les différents éléments, et prévoir la trajectoire de la balle.

Stay tuned.

 Le pixel infernal

 17 novembre 2009  Bricolage, Projet Arcade  3 commentaires
Mince, figlet me dit que je devrais aller me coucher !

Dans l’article précédent, je détaillais mes premières étapes de la transformation d’un vieil ordinateur portable en horloge Pong, à savoir l’installation d’un Damn Small Linux sur le système.

L’étape suivante n’est pas de tout repos, puisqu’il faut maintenant afficher à l’écran les graphismes de mon choix. En l’occurrence, un terrain, deux raquettes carrées, une balle carrée, et un score qui évolue en fonction de l’heure. Mais ne plaçons pas la charrue avant les bœufs, autant commencer doucement, et tenter d’afficher dans un premier temps un modeste pixel.

Car à ce stade, DSL démarre en mode console.

Elle est belle, ma console, elle est belle !

Elle est belle, ma console, elle est belle !

Après un peu de nettoyage dans les scripts de démarrage de DSL, j’obtiens beaucoup moins d’erreurs lors du boot. À terme, mon but est d’avoir un affichage le moins verbeux possible pendant le boot, histoire de donner à la future horloge un petit côté appliance. Comprenez par là que les messages affichés pendant la phase de démarrage sont totalement inutiles aux yeux des non-informaticiens, il sera donc intéressant d’en diminuer le nombre, tout en gardant la possibilité de les afficher moyennant la manipulation appropriée (un paramètre passé au noyau, par exemple). Mais ceci est purement cosmétique et ne constitue pas la priorité n°1.

Nous sommes donc en mode console. Le mode console, c’est une division de l’écran en 80 colonnes et 25 lignes, chaque case située à leur intersection pouvant afficher exactement un caractère, ni plus ni moins. C’est donc fait pour afficher du texte, de manière (quasi) exclusive.

Alors, grâce à des bidouilles comme figlet, déjà utilisé sur mon minitel, il est possible de dessiner avec les caractères de la console, mais on est très loin de maîtriser ce qui sera affiché au pixel près.

Mince, figlet me dit que je devrais aller me coucher !

Mince, figlet me dit que je devrais aller me coucher !

Alors, comment diable afficher un simple pixel sur l’écran ? Linux utilise généralement un serveur X11 pour tout ce qui touche au mode graphique. C’est sur X11 que vient se greffer le gestionnaire de fenêtres qui affiche à l’utilisateur un bureau ergonomique et coloré. Bien que le gestionnaire de fenêtres sur DSL soit extrêmement léger, le pauvre portable avec ses 8 Mo de RAM n’a pas les ressources suffisantes pour en profiter. J’ai quand même fait le test pour rigoler, je peux afficher un bureau (640×480, 16 couleurs) en moins de 3 minutes, le tout étant suivi par une interminable période de swap, pendant laquelle il est inutile d’espérer lancer la moindre commande. En définitive, on abandonne complètement l’idée.

Le bureau, c'est possible, à condition d'avoir le temps...

Le bureau, c’est possible, à condition d’avoir l’éternité devant soi…

Dans mon cas, le salut ne sera pas apporté par X11. Il me faut quelque chose de plus léger pour afficher mon pixel. Quelque chose qui me permette de programmer des applications graphiques sans passer par X11. Quelque chose comme SVGAlib.

Caution - Geek content

Attention, à partir d’ici, ça devient un poil plus technique. Le passage qui va suivre est susceptible de déclencher des nausées, voire des vomissements, chez les non-informaticiens. Je décline toute responsabilité.

SVGAlib est une bibliothèque graphique de bas niveau pour Linux. Tout à fait dans l’esprit de ce dont j’ai besoin. En plus, le site fourmille d’exemples. Je recopie le code permettant d’afficher un simple pixel à l’écran et le compile dans la foulée.

#include <stdlib.h>
#include <vga.h>

int main(void)
{
	vga_init();
	vga_setmode(G320x200x256); // Passe l'écran en résolution 320x200, 256 couleurs
	vga_setcolor(4); // On sélectionne la couleur rouge
	vga_drawpixel(10, 10); // On dessine le fameux pixel

	sleep(5); // On attend 5 secondes...
	vga_setmode(TEXT); // On repasse en mode console

	return EXIT_SUCCESS; // Et on sort fièrement dans la bonne humeur
}

À ce stade, transférer le programme compilé pour le tester sur le portable est une activité relativement chronophage. Rappelez-vous : pas de lecteur CD, pas de carte réseau.

Je décide donc d’installer une copie de DSL dans une machine virtuelle (qui elle est équipée d’une carte réseau virtuelle) et sur laquelle je peux transférer mes versions compilées à grands coups de netcat.

Bien que la compilation (en environnement Debian) se passe sans trop de problèmes bloquants, la première exécution du programme dans la machine virtuelle ne se termine pas par un franc succès. Les libs SVGA sont absentes par défaut dans DSL. Qui pourrait en faire un reproche, s’agissant d’une distrib allégée ?

À tout hasard, je choisis de copier les libs de ma Debian dans DSL. Cette solution barbare fait lamentablement planter le programme avec pour toute sortie la célèbre Segmentation Fault. Je ne saurais pas expliquer exactement pourquoi, il existe de nombreuses raisons pour que cette opération ne fonctionne pas. Les libs ne sont pas optimisées pour 486, elles ne sont pas compilées pour fonctionner sur un noyau 2.4, elles sont compilées avec des options propres à Debian, etc… Un coup dans l’eau.

À cet instant, je suis confronté au moment d’angoisse que tout développeur a connu, quand il sait que toutes les solutions simples n’ont pas fonctionné, et qu’il va falloir sortir l’artillerie lourde sans savoir dans quelle direction tirer. J’en profite pour remercier tipeon, qui a toujours de bonnes idées lorsque je lance des appels à l’aide à la cantonade sur les forums ;)

Je commence à envisager de cross-compiler ces libs moi-même, quand, au détour d’une recherche sur le net, entre deux sites pornographiques, je découvre sur cette page un visualiseur d’images utilisant SVGAlib et porté sur DSL : ZGV. Les libs étant comprises dans l’archive, je les déploie sur ma machine virtuelle, relance mon programme, et constate avec le plus grand bonheur un écran vierge, à l’exception d’un petit pixel rouge en haut à gauche de l’écran. Bingo ! :)

C’est un petit pixel pour le geek, mais un bitmap géant pour la communauté.

À partir de ce moment, le concept est démontré, il est donc possible d’utiliser SVGAlib pour afficher de manière instantanée à peu près n’importe quel graphisme sur commande à partir de la console. La preuve avec ce second exemple qui sera plus parlant qu’un bête pixel rouge :

Un joli dégradé de bleu, merci SVGAlib !

Un joli dégradé de bleu, merci SVGAlib !

Voila qui termine la partie qui à mon sens pouvait poser le plus de difficultés. Le reste, bien que pas forcément évident au premier abord, pourra se résumer à un peu de programmation et un peu de bon sens. Mais je ne manquerai pas de le détailler.

À bientôt pour la suite des aventures du laptop qui ne voulait pas mourir ;)

 Le recyclage, c’est l’avenir

 17 novembre 2009  Bricolage, Projet Arcade  2 commentaires
Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Ce week-end, j’ai eu l’occasion de concrétiser quelque chose qui me tenait à cœur depuis longtemps : passer une nuit torride avec Gemma Atkinson donner une seconde vie à un ordinateur portable cacochyme. Chacun ses fantasmes, l’un n’empêche pas l’autre.

Cela fait effectivement un long moment que je guette l’opportunité de transformer une antiquité informatique en horloge Pong, objet de décoration post-vintage affichant le sommet de la geekitude. Oui, le mot existe, en tous cas selon Google.

J’ai donc retroussé mes manches et inspecté le matériel à ma disposition : deux portables Compaq Contura. Des ordinosaures portables en puissance, équipés d’un processeur 486 cadencé à 33 MHz, de 8 Mo de RAM, et respectivement 250 et 350 Mo de disque dur. En d’autres termes, n’importe quel téléphone mobile d’aujourd’hui affichera plus de puissance de calcul. Je remercie au passage Kiwi et HKI pour m’avoir permis de disséquer les deux bécanes.

Après un premier état des lieux, un des laptops boote sur un magnifique bureau Windows 3.1, le second ne daigne pas démarrer. Les batteries ainsi que les piles au lithium sont mortes dans les deux cas.

Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Suite à ce constat, je décide de mettre le portable inerte de côté, en conservant toutefois son disque dur qui servira de base pour les opérations. Foutu pour foutu, autant flinguer ce disque là avec mes expérimentations en premier.

Depuis le temps que je réfléchis à ce projet, j’ai dans l’idée qu’il me faut un OS minuscule mais efficace. Traduisez : un Linux. Je me tourne assez rapidement vers Damn Small Linux (DSL), une distrib dont la taille du Live CD ne dépasse pas 50 Mo, optimisée pour occuper une place réduite en mémoire et tourner ainsi sur les plus petites configs.

Ma décision est prise rapidement, exit DOS/Windows 3.1 et place à un système d’exploitation digne de ce nom.

Un premier problème se présente toutefois rapidement : comment installer un système d’exploitation de 50 Mo sur une machine qui n’a ni lecteur CD, ni carte réseau ? Examinons les possibilités :

  • Le diviser en 35 disquettes de 1.44 Mo, booter sur la première disquette, passer 2 heures à lire chaque disquette une par une et tout recommencer lorsque l’opération foire à la 34ème. Non, ça sent le vécu, très peu pour moi.
  • Transférer le contenu du CD par câble série. À 9600 bps, je peux avoir mes données en 12 heures en comptant uniquement le payload. Mieux vaut oublier. En plus il faudrait d’abord booter sur un Linux qui piloterait le port série, une sorte de concept de la poule et le l’œuf réactualisé. Mieux vaut trouver une méthode qui évite les migraines.
  • Démonter le disque dur, le brancher dans une carcasse de PC desktop équipé d’un lecteur CD et au besoin d’une carte réseau, et lancer l’installation à partir de ce poste. Voila une solution jouable.
Le disque dur et son adaptateur, prêt à être connecté

Le disque dur et son adaptateur, prêt à être connecté

En fouillant dans mes pièces détachées, je retrouve une nappe IDE 3.5″ vers 2.5″ qui m’a été généreusement donné par karamilo, que je remercie. Sans cet adaptateur, impossible d’aller plus loin.

Je branche donc le disque dans une des carcasses de PC qui squattent mon séjour. La poisse fait son œuvre : je flingue une alim silencieuse récente pendant l’opération. :(

Montage temporaire pour l'installation de DSL

Montage temporaire pour l'installation de DSL

Heureusement, ce ne sont pas les alims qui manquent dans mon capharnaüm. Après remplacement, le PC desktop peut booter sur le CD d’installation de DSL. L’installation est effectuée en quelques minutes.

Vient enfin le moment de vérité : le portable va-t-il démarrer correctement DSL une fois le disque dur reconnecté ? Avec Windows, en général, rien n’est moins sûr. Avec Linux, en général, c’est du gâteau, pour peu qu’on ait un noyau générique et des périphériques pas trop hors normes. Cette fois-ci ne fait exception à la règle. :)

Damn Small Linux en plein processus de démarrage

Damn Small Linux en plein processus de démarrage

La première étape est donc terminée : le vieillissant portable et son non moins vieillissant Windows 3.1 font peau neuve avec un Damn Small Linux qui me servira de base pour afficher l’horloge Pong si chère à mes rêves.

Mais cela, nous le verrons un autre jour. Stay tuned…

PS : je m’excuse pour la piètre qualité des photos et promets d’investir dans un appareil numérique digne de ce nom très bientôt.

 L’horloge Pong, inutile donc indispensable

 6 janvier 2009  Bricolage  Aucun commentaire
horloge-minitel

Nombreux sont ceux qui connaissent déjà le concept de l’horloge Pong. Pour les néophytes, il s’agit d’un écran sur lequel se déroule une partie de Pong entièrement contrôlée par ordinateur (COM Vs COM). L’heure est symbolisée par le score. Évidemment, chaque minute, une des deux raquettes perd la balle et le score – donc l’heure – est incrémenté.

pong_clock

Souvenirs, souvenirs...

Mi-décembre, mon agrégateur RSS adoré me renvoya sur le blog Invaded de Misteriddler pour y découvrir une horloge Pong home made et très bien réalisée. Cela me donna l’envie de me lancer moi aussi dans ce projet un peu fou – et complètement inutile il faut bien l’avouer – en vue de décorer ma future gameroom.

Quelques jours plus tard, les vacances de Noël m’ont permis de descendre faire de la spéléologie dans les fonds de tiroirs du garage. Résultat : 2 laptops sont présent. Cool. Aucun d’eux ne fonctionne. Pas cool.

Il va donc falloir remettre le projet à plus tard, mais je garde assurément l’idée sous le coude.

En attendant, j’ai toujours mon horloge Minitel, synchronisée par NTP, qui passe toute seule à l’heure d’été :) Pour les curieux, le montage est détaillé ici et le « graphisme » est géré par le programme open source figlet.

horloge-minitel

La console du serveur a d'autres utilités...