Born to be wired

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 Illuminé ! Désilluminé !

 3 septembre 2013  Bricolage  Aucun commentaire

Mettre en valeur les objets d’une vitrine grâce à un éclairage bien dosé peut parfois s’avérer plus difficile que prévu. À titre personnel, j’avais commencé cette tâche il y a fort longtemps en achetant des composants électroniques pour un petit montage custom (des LED blanches haute luminosité, montées en série sur une résistance adéquate et un vieux chargeur de téléphone mobile). Mais le résultat était légèrement décevant : éclairage pas assez uniforme, lumière trop dirigée, en plus du temps investi pour fixer les LED dans un passe-fils pour un résultat esthétiquement loin d’être folichon…

C’est pourquoi j’ai profité de mon dernier déménagement, et du démontage/remontage de la vitrine que je redoutais tant, pour me débarrasser du vieux système d’éclairage et réfléchir posément à la manière de le remplacer. (suite…)

 The place to be

 18 juillet 2013  Projet Serveur  Aucun commentaire

Bonjour. Ça va ? (*)

Héberger son propre serveur à domicile n’est pas toujours simple, à plus forte raison en appartement. Pour cela, il faut trouver l’endroit idéal – the place to be.

Cet endroit est en général délicat à trouver car il est souvent nécessaire de jongler avec différentes contraintes, on se retrouve alors à faire des choix cornéliens qui se soldent par des compromis éprouvants.

Par exemple, la première contrainte qui me vient à l’esprit quand je pense à un serveur hébergé en appartement, c’est le bruit. À moins d’opter pour une architecture entièrement fanless, un serveur même petit pourra être équipé d’un ou plusieurs ventilateurs, qu’on prendra soin de choisir larges et de qualité, avec de beaux roulements à billes bien lubrifiés, par respect pour nos oreilles, notre tranquillité d’esprit et, par voie de conséquence, notre santé mentale.

Malgré ces précautions, on pourra tout de même se retrouver avec du matériel très légèrement audible, qu’on ne souhaitera pas placer dans une pièce de vie. On choisira donc une pièce assez éloignée dans l’appartement. On exclut de ce fait d’office les chambres et le séjour. J’exclus également le bureau, qui est pour moi un lieu de concentration et de travail. On exclura aussi la salle de billard, la salle de bowling, la salle de home cinema et la game room, qui sont des pièces qu’on possède malheureusement assez rarement quand on vit dans une soixantaine de mètres carrés.

Il reste donc en principe les possibilités suivantes :

  • La salle de bain : c’est un mauvais choix, surtout si vous avez comme moi tendance à prendre de longues douches très chaudes couvrant de buée l’ensemble de la pièce.
  • Les toilettes : pourquoi pas. J’ai connu des gens qui l’ont fait. À condition, soit de placer le serveur en retrait, en hauteur, ou d’avoir des amis capables de viser dans la cuvette en toutes circonstances, même après le 8ème verre de bière.
  • La cuisine : c’est un choix honorable, par exemple en positionnant le serveur au fin fond d’un placard. Si la cuisine est ouverte sur le salon, le bruit peut devenir audible. Pour ma part, ayant eu une cuisine fermée dans mon précédent logement, c’est le choix que j’avais fait, faute de mieux.

Bien, maintenant qu’on a trouvé une pièce adéquate, vient le moment de trouver l’endroit exact dans la pièce. Toujours pour des raisons de réduction du bruit, de gain de place, d’esthétique, de diminution des risques de défaillances pour cause de chocs ou de contact avec des substances liquides, un recoin ou un placard est un choix qui s’impose rapidement. Cependant, il convient ne ne pas trop enfermer le serveur, afin que l’air puisse circuler autour et qu’il puisse se refroidir un minimum.

Vous commencez à saisir la gestion des compromis ? Ça ne s’arrête pas là, puisqu’il faudra évidemment acheminer un câble réseau jusqu’à l’endroit élu, à moins que certains masochistes optent pour l’option Wi-fi (vous savez, le truc pour faire du réseau sans fil qui ne fonctionne jamais quand on en a absolument besoin). Les pas-trop-exigeants pourront à la rigueur opter pour le CPL (vous savez, le truc pour faire du réseau qui fonctionne tout le temps mais avec un sacré débit de merde). Les intégristes du gigabit comme moi voudront tirer un bon vieux câble blindé, quitte à le faire cheminer dans tout l’appartement. Dans ce cas, prévoyez de retrousser les manches au minimum, avec au choix, de faire des saignées dans les murs, de coller des gaines passe-fils un peu partout, ou de faire courir les câbles à nu autour des plinthes et des portes en faisant une croix sur les considérations esthétiques.

Maintenant que je pense avoir exposé les principaux axes permettant de trouver THE place to be pour un serveur hébergé à domicile, je vais pouvoir détailler l’endroit où j’ai positionné le mien :

Mon serveur a trouvé son emplacement parfait !

Mon serveur a trouvé son emplacement parfait !

Lorsque j’ai visité l’appartement pour la première fois, j’ai immédiatement été interpelé par un renfoncement présent dans une pièce servant de cellier / buanderie, le renfoncement faisant office de domicile pour un quelconque animal de compagnie à fourrure. Ce renfoncement est saillant de l’autre côté du mur, cet autre côté étant à l’intérieur d’un placard. L’ensemble se trouve proche de l’entrée, lieu d’arrivée de la ligne téléphonique de l’opérateur, et un jour que j’espère avant le prochain millénaire, de la fibre optique. Visualiser l’ensemble avec une description textuelle n’étant pas forcément aisé, je pense que la vidéo suivante sera bien plus parlante. Ne faites pas attention à l’aspect rudimentaire de cette maquette, je n’ai pas eu le temps de la faire à l’échelle 🙂

Ni une ni deux, avant même de continuer la visite, l’appartement venait de gagner des points décisifs. Maintenant que j’occupe cet appartement et que j’ai aménagé ce renfoncement pour mon serveur, je peux en effet témoigner que l’endroit présente les avantages suivants :

  • La pièce n’est pas une pièce de vie, elle est situé suffisamment à l’écart des autres pièces.
  • Le renfoncement est un endroit à la fois accessible et discret.
  • L’endroit est très proche de l’entrée, ce qui est parfait pour tirer des câbles hors des murs. Les câbles en question transitent à l’intérieur du placard, l’aspect esthétique est donc préservé.

Il est également possible de masquer cette installation en fermant le renfoncement avec une trappe. C’est la solution que j’ai adoptée par la suite, en coupant une planche de contreplaqué aux dimensions du trou, puis en y positionnant une poignée, une grille d’aération, et des aimants de placard pour la maintenir en place. Le rendu est très correct.

Un cache de fortune pour noyer la planque dans le décor.

Un cache de fortune pour noyer la planque dans le décor.

Au passage, une trappe secrète qui cache un ordinateur, ça me rappelle des moments épiques de Lost, soit dit en passant. À la différence près qu’il n’est pas nécessaire de saisir une suite de nombre toutes les 108 minutes sur ma bécane pour sauver le monde.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Dans mon prochain article, je présenterai en quelques mots et quelques photos le processus décisionnel mis en place lors de la réfection de la pièce de concentration et de travail qu’est mon bureau actuel.

(*) Oui, sous couvert d’anonymat, je me permets de piquer honteusement les catchlines d’un certain provider d’entertainment bien connu dans le milieu du journalisme vidéo-ludique.

 Le recyclage, c’est l’avenir

 17 novembre 2009  Bricolage, Projet Arcade  2 commentaires

Ce week-end, j’ai eu l’occasion de concrétiser quelque chose qui me tenait à cœur depuis longtemps : passer une nuit torride avec Gemma Atkinson donner une seconde vie à un ordinateur portable cacochyme. Chacun ses fantasmes, l’un n’empêche pas l’autre.

Cela fait effectivement un long moment que je guette l’opportunité de transformer une antiquité informatique en horloge Pong, objet de décoration post-vintage affichant le sommet de la geekitude. Oui, le mot existe, en tous cas selon Google.

J’ai donc retroussé mes manches et inspecté le matériel à ma disposition : deux portables Compaq Contura. Des ordinosaures portables en puissance, équipés d’un processeur 486 cadencé à 33 MHz, de 8 Mo de RAM, et respectivement 250 et 350 Mo de disque dur. En d’autres termes, n’importe quel téléphone mobile d’aujourd’hui affichera plus de puissance de calcul. Je remercie au passage Kiwi et HKI pour m’avoir permis de disséquer les deux bécanes.

Après un premier état des lieux, un des laptops boote sur un magnifique bureau Windows 3.1, le second ne daigne pas démarrer. Les batteries ainsi que les piles au lithium sont mortes dans les deux cas.

Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Windows 3.1, un OS que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Suite à ce constat, je décide de mettre le portable inerte de côté, en conservant toutefois son disque dur qui servira de base pour les opérations. Foutu pour foutu, autant flinguer ce disque là avec mes expérimentations en premier.

Depuis le temps que je réfléchis à ce projet, j’ai dans l’idée qu’il me faut un OS minuscule mais efficace. Traduisez : un Linux. Je me tourne assez rapidement vers Damn Small Linux (DSL), une distrib dont la taille du Live CD ne dépasse pas 50 Mo, optimisée pour occuper une place réduite en mémoire et tourner ainsi sur les plus petites configs.

Ma décision est prise rapidement, exit DOS/Windows 3.1 et place à un système d’exploitation digne de ce nom.

Un premier problème se présente toutefois rapidement : comment installer un système d’exploitation de 50 Mo sur une machine qui n’a ni lecteur CD, ni carte réseau ? Examinons les possibilités :

  • Le diviser en 35 disquettes de 1.44 Mo, booter sur la première disquette, passer 2 heures à lire chaque disquette une par une et tout recommencer lorsque l’opération foire à la 34ème. Non, ça sent le vécu, très peu pour moi.
  • Transférer le contenu du CD par câble série. À 9600 bps, je peux avoir mes données en 12 heures en comptant uniquement le payload. Mieux vaut oublier. En plus il faudrait d’abord booter sur un Linux qui piloterait le port série, une sorte de concept de la poule et le l’œuf réactualisé. Mieux vaut trouver une méthode qui évite les migraines.
  • Démonter le disque dur, le brancher dans une carcasse de PC desktop équipé d’un lecteur CD et au besoin d’une carte réseau, et lancer l’installation à partir de ce poste. Voila une solution jouable.
Le disque dur et son adaptateur, prêt à être connecté

Le disque dur et son adaptateur, prêt à être connecté

En fouillant dans mes pièces détachées, je retrouve une nappe IDE 3.5″ vers 2.5″ qui m’a été généreusement donné par karamilo, que je remercie. Sans cet adaptateur, impossible d’aller plus loin.

Je branche donc le disque dans une des carcasses de PC qui squattent mon séjour. La poisse fait son œuvre : je flingue une alim silencieuse récente pendant l’opération. 🙁

Montage temporaire pour l'installation de DSL

Montage temporaire pour l'installation de DSL

Heureusement, ce ne sont pas les alims qui manquent dans mon capharnaüm. Après remplacement, le PC desktop peut booter sur le CD d’installation de DSL. L’installation est effectuée en quelques minutes.

Vient enfin le moment de vérité : le portable va-t-il démarrer correctement DSL une fois le disque dur reconnecté ? Avec Windows, en général, rien n’est moins sûr. Avec Linux, en général, c’est du gâteau, pour peu qu’on ait un noyau générique et des périphériques pas trop hors normes. Cette fois-ci ne fait exception à la règle. 🙂

Damn Small Linux en plein processus de démarrage

Damn Small Linux en plein processus de démarrage

La première étape est donc terminée : le vieillissant portable et son non moins vieillissant Windows 3.1 font peau neuve avec un Damn Small Linux qui me servira de base pour afficher l’horloge Pong si chère à mes rêves.

Mais cela, nous le verrons un autre jour. Stay tuned…

PS : je m’excuse pour la piètre qualité des photos et promets d’investir dans un appareil numérique digne de ce nom très bientôt.

 C’est fou ce qu’on peut trouver dans les poubelles !

 11 novembre 2009  Bricolage  3 commentaires
Les gens jettent n'importe quoi n'importe où, et moi je récupère tout et n'importe quoi.

Les gens jettent n'importe quoi n'importe où, et moi je récupère tout et n'importe quoi.

Moi qui me disais justement que je me construirais bien un serveur de sauvegardes en complément, je tombe justement sur 4 carcasses de PC au coin de la rue devant chez moi. Ni une ni deux, je les remonte dans mon humble demeure pour les autopsier à l’abri des regards indiscrets, tel un Léonard de Vinci des temps modernes.

Verdict : ce sont des vielles bécanes de la catégorie des ordinosaures (en l’occurrence de l’époque Pentium III/SDRAM), pas encore branchées, assez complètes dans l’ensemble. Ça serait bien le diable si je ne trouvais pas un moyen de les recycler en tout ou partie. J’ai déjà quelques idées en vrac, selon les possibilités :

  • Un serveur dédié de sauvegardes
  • Un serveur dédié domotique
  • Un petit media center
  • Un PC dédié à mes futurs montages expérimentaux à base de PIC.
  • Un pilote plus élaboré pour les robots Youpi.
  • Une structure de base pour une autre mamecab où même simplement une mini-cab (pourquoi pas avec le Hotrod)
  • Un PC d’appoint avec suite bureautique Open Office (ainsi que son pare-feu intégré 🙂 ) et/ou quelques jeux pas gourmands (Half-Life/Counter Strike, Unreal Tournament, World of Goo, Braid, Wormux…)
  • Un début de cluster pour concurrencer Google ou casser des clés RSA. (Je rigole 🙂 … Quoique…)
  • Ou tout simplement un surplus de pièces de rechange à rajouter au stock existant.

Et puisque ce sont des machines d’un autre âge, je compte bien profiter de leur consommation électrique réduite. Si un environnement graphique est requis, je pense qu’un petit Xubuntu / Fluxbuntu sera en mesure de leur redonner une seconde jeunesse. Sinon, une Debian en mode texte fera, comme d’habitude, parfaitement l’affaire.

 On a retrouvé le prototype du T-800 !

 30 mai 2009  Bricolage  61 commentaires

Alors qu’il arpentait le bric-à-brac incommensurable de son fournisseur de breloques habituel, dont je tairai le nom, mon père était désappointé. Il n’avait pas encore trouvé de gadget inutile et encombrant à acheter ce jour là.

Soudain il tomba nez à nez (ou plutôt nez à bras) avec deux massives armatures articulées, et terminées par une pince.
_ « Fichtre, se dit-il, ça ne vaut pas une armoire normande ou une borne Jeutel de 150 kg, mais on va faire avec. »
C’est comme ceci que le garage de mes parents se trouva investi par deux bras mécaniques articulés, pour le plus grand bonheur de toute la famille qui aime bien voir débarquer des objets hétéroclites dans la maison.

Le genre d'appareil pas très commun dans les chaumières, sauf peut-être chez le Dr Emmett Brown

Le genre d’appareil pas très commun dans les chaumières, sauf peut-être chez le Dr Emmett Brown

Dès que j’ai découvert ces objets merveilleux dans le garage de mes parents, je n’ai pas pu m’empêcher de me poser mille questions. Est-ce que ça fonctionne encore ? Avec quoi ça s’interface ? Comment le tester ? Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire de marrant avec ? Et ainsi une longue quête commença.

Vue sous différents angles

Vue sous différents angles

Les machines sont estampillées « YOUPI – JD PRODUCTIQUE« . Je me mis immédiatement en quête d’informations.

Ma première conclusion fut la suivante : j’avais en face de moi le tout premier prototype du T-800. Ce robot a hérité d’un nom de code à consonance enfantine « Youpi » pour ne pas éveiller les soupçons sur ses capacités meurtrières inégalées. La société JD Productique n’est autre qu’une filiale française de Cyberdyne Systems. Mais cette hypothèse n’a pas tenu très longtemps, car la machine ne présentait aucune trace de BIOS bootant sur le réseau Skynet :p

La ressemblance est frappante. Ou pas.

La ressemblance est frappante. Ou pas.

Mes recherches suivantes, effectuées en n’étant pas sous l’emprise de la drogue, révélèrent que le robot Youpi est un formidable outil vendu principalement à des fins d’apprentissage, possédant 6 moteurs de grande précision, 5 degrés de liberté, et pilotable par le port parallèle. Je passe le détail sur les specs, elles sont disponibles ici.

Je m’attelle donc à tester rapidement le fonctionnement des robots. En vrac, il faut :

  • Nettoyer les composants, dégripper les engrenages et retendre les courroies.
  • Mettre à disposition un PC pour la partie software.
  • Construire un câble pour interconnecter les deux équipements.
Les éléments assurant la transmission ont subi les affres du temps et de la poussière

Les éléments assurant la transmission ont subi les affres du temps et de la poussière

Je décide de remettre à plus tard les tâches de nettoyage et passe directement à l’étape informatique. Je sélectionne parmi les machines entassées dans le garage quelques candidats pour le pilotage du bras mécanique. Le vainqueur est un foudre de guerre qui m’a été donné par Ben (merci à lui), jugez plutôt :

  • Processeur Pentium 233
  • Mémoire 64 Mo EDO
  • Disque dur IDE 850 Mo

Oui, ça fait rire, à l’époque du Phenom III et du Core i7, mais c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Et puis on est toujours content d’avoir du vieux matos sous la main pour ce type de bricolage.

Duel de titans

Duel de titans

J’installe une Debian sur le poste. La copie des fichiers lors de l’installation prend loooooooooooooooooongtemps. Pas parce que c’est du Debian hein, parce qu’on est sur du très vieux matos pas du tout optimisé. Comme dirait Indiana Jones, « sa place est dans un musée ! ».

Installation de Debian sur l'antiquité

Installation de Debian sur l’antiquité

Pendant ce temps, je fouille dans les tiroirs pour en extraire un câble de liaison parallèle DB-25 à sacrifier. J’enlève sa coque de protection, repère et note les codes couleur des fils électriques.

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25 fils à répertorier et à réorganiser, en avant la musique

Les correspondances couleurs/broches sont notées à l’arrache sur des feuilles volantes, comme d’habitude. Le brochage à utiliser est fourni dans la documentation du Youpi (page 22 pour les fainéants).

Mes notes de travail, toujours aussi soignées...

Mes notes de travail, toujours aussi soignées…

C’est ensuite parti pour la grande étape de soudure. Avec les moyens du bord. On dit toujours qu’il faut de bons outils pour bien travailler, et c’est vrai. J’avais à ma disposition un fer à la panne gigantesque, reposant dans une enclume faute de support plus approprié, avec le câble d’alim grossièrement rafistolé. Attention cher lecteur, chère lectrice, laisser reposer un fer à souder panne en haut est dangereux, ce câble et mes mains peuvent en témoigner. Inexorablement, avec un matériel pareil, pour mes soudures, j’ai fait du travail de cochon.

Plan de travail avec les moyens du bord

Plan de travail avec les moyens du bord

Note pour plus tard : idée de cadeau pour la fête des pères, un fer à souder à panne fine et un support de fer.

Connecteurs DB-25 après intervention

Connecteurs DB-25 après intervention

Une fois le travail de soudure terminé, on peut couper les fils restants ou les laisser dans le vide, l’important étant qu’ils ne créent pas de contact supplémentaire. On peut ensuite rajouter les capots en plastique.

Connecteurs DB-25 finalisés

Connecteurs DB-25 finalisés

On peut donc repartir sur le PC. Une fois le système installé, il faut juste ajouter quelques packages en fonction du langage de programmation choisi. J’ai orienté ma démarche vers le C car j’avait quelques exemples de programmation du Youpi en C sous la main. J’ai donc installé à minima les packages gcc, make, et leurs dépendances. Mais rien n’interdit d’utiliser Python, Perl, ou Microsoft Virtual Cobol 2009 Professionnal Edition si vous le trouvez. La partie backend du programme doit juste se contenter d’envoyer des octets sur le port parallèle de la machine.

Un morceau du programme à l'écran

Un morceau du programme à l’écran

Les premiers tests sont fructueux, les moteurs sont actionnés et le bras se met en mouvement. Dans la foulée je réalise une routine qui teste la rotation de tous les moteurs dans les deux sens.

C’est assez lent pour le moment, il y a des petits blocages par endroits, mais ça fonctionne bien dans l’ensemble. Un nettoyage (eh oui, l’étape volontairement oubliée) du robot de fond en comble devrait améliorer la situation.

Le second bras articulé a donné de moins bons résultats. Tous les moteurs ne fonctionnent pas. Selon les options, il finira peut-être en pièces détachées.

En ce qui concerne le frontend, rien n’a encore été développé. On peut imaginer en vrac un pilotage au clavier, au joystick, à la webcam, ou une routine totalement automatisée.

Il reste encore une question en suspens : quelle application vais-je pouvoir tirer de tout ce bazar, maintenant qu’il fonctionne à peu près ?

En plus il va falloir être original, en général ça existe déjà. Je me donne un délai de quelques mois pour y réfléchir et trouver une idée sympa. Cher lecteur, chère lectrice, toi qui es tombé sur cet article par hasard, tes idées m’intéressent.
Autres liens sur le même sujet :
Le site d’Edouard Forler
Le site du BTS-IRIS de Niort

Mise à jour du 09/12/2009 :

Vous avez été plusieurs à me contacter via le formulaire disponible sur ce site pour des demandes d’aide ou d’avis. Je suis disposé à vous aider, mais au lieu de me contacter directement, merci de poser vos questions en commentaire de cet article. Ainsi vos questions seront capitalisées et profiteront à la petite communauté de personnes qui utilisent un robot Youpi, et cela évitera que plusieurs personnes me posent la même question.