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 VDI – Cœur de réseau

 10 juillet 2013  Domotique  2 commentaires
Montage terminé ! À moi les transferts gigabit dans toutes les pièces de l'appart' !

J’en conviens, il est un peu pompeux d’appeler « cœur de réseau » un ensemble d’équipements uniquement composé d’une mini-baie de brassage et d’un switch. Mais techniquement, voila de quoi il s’agit. Voici donc le récit de comment j’ai équipé mon placard d’entrée.

À vrai dire, initialement, je comptais me passer de la baie de brassage et brancher les câbles Cat6 directement sur le switch en les sertissant, mais je ne savais pas à l’époque, candide et naïf que j’étais, que le diamètre d’un brin Cat6 est sensiblement plus gros qu’un brin Cat5, ce qui rend le sertissage impossible dans un connecteur Cat5, à moins peut-être de le dénuder, ce que je n’ai pas testé, et qui de toutes manières n’est pas conseillé.

Mes recherches m’ont appris que le Cat6 se sertissait dans un connecteur communément appelé connecteur Cat6 – c’est dingue comme la nature est bien faite. Ce connecteur présente la particularité coquine de présenter ses emplacements de brins non pas en ligne droite comme sur un bon vieux Cat5 des familles, mais en quinconce comme sur une bonne vieille formation de légionnaires romains prêts à en découdre ! Et alors là, bon courage pour tenter le sertissage !

01-cat5-cat6

Pour ma part, je n’ai même pas essayé. Quelques minutes de surf sur Amazon m’ont convaincu du bien-fondé de l’investissement dans une mini-baie de brassage Cat6 à 25 € alliée à l’économie d’une journée d’emmerdes due au sertissage en quinconce d’une demi-douzaine de câbles Cat6, perché au sommet d’un escabeau et la tête à moitié enfoncée dans un placard.

Raccordement terminé, baie vue de face

Raccordement terminé, baie vue de face

C’est ainsi qu’à la réception de ma petite baie 12 ports, j’entamais le raccordement de mes brins. J’ai câblé de telle sorte que les liaisons soient utilisées en gigabit 1000BASE-T (c’est à dire les 4 paires dédiées au réseau informatique), mais j’ai laissé un connecteur sur deux inoccupé dans la baie, afin de pouvoir brasser aussi du téléphone ou de la TV sur la même liaison si nécessaire, sans avoir à tout décâbler ni utiliser des splitters à tire-larigot.

Raccordement terminé, baie vue de dessus

Raccordement terminé, baie vue de dessus

Le montage ne serait pas complet sans un switch, gigabit évidemment. J’ai opté pour un Netgear 8 ports GS108E. Si on en croit le constructeur, il gère la QoS, les VLAN, le port mirroring , et même la vaisselle, la lessive, et le repassage. Notez que je ne me sers pas des 3 dernières options. Son seul défaut : pas d’interface HTTP ni telnet, il n’est administrable que sous Windows. J’en aurais bien pris un PoE, afin de pouvoir m’affranchir de l’adaptateur secteur pour une caméra IP ou des téléphones SIP (houla, je suis en train de spoiler les prochains articles !), mais pour les particuliers, c’est encore très cher. D’ici une dizaine d’années, peut-être…

Un switch pas mauvais, pas bruyant, et pas cher.

Un switch pas mauvais, pas bruyant, et pas cher.

Le montage final enfin : switch et baie vissés au mur. Double-prise électrique et goulotte passe-fils installés spécifiquement pour l’occasion.

Montage terminé ! À moi les orgies de gigabits dans toutes les pièces de l'appart' !

Montage terminé ! À moi les orgies de gigabits dans toutes les pièces de l’appart’ !

Trois remarques :

  • La baie n’est pas reliée à la terre. Sur la photo, du moins. Car dans la réalité, j’ai bricolé une prise électrique mâle branchée sur la seconde prise murale, dans laquelle la phase et le neutre ne sont pas reliés, seule la terre arrive en bout de câble connectée à la carcasse de la baie. Il y avait probablement moins compliqué, comme sortir directement un fil de terre d’une des deux prises murales, mais mon montage est démontable sans bavure.
  • Le départ de fibre optique se situe dans le même placard. Je n’ai plus qu’à attendre que mon opérateur d’immeuble se bouge la nouille et vienne m’installer mon BAB tant attendu. Je l’aurai un jour, je l’aurai.
  • Les plus perspicaces d’entre vous, enfin je veux dire, les plus perspicaces de tous ceux qui auront continué leur lecture jusqu’à ce stade sans retourner jouer à Candy Crush Saga sur Facebook au bout de 8 secondes, se demanderont pourquoi il y a 6 cordons sur le switch et seulement 5 dans la baie. Mais où est donc passé le 6ème cordon ? Ce sujet, qui, je l’admets, s’avère être la principale source de questionnement des conspirationnistes, juste derrière l’assassinat de Kennedy, l’affaire Roswell, et la toupie qui vacille à la fin du film, va trouver une réponse aujourd’hui : ce cordon part dans la goulotte passe-fils, est guidé à l’intérieur de celle-ci sur la droite de la photo, puis descend d’1.50 m et débouche dans une niche où se trouve mon serveur. Pourquoi ne suis-je pas passé par un câble réseau donnant sur une prise murale, comme pour tout le reste de l’installation ? Tout simplement car la proximité du serveur avec le cœur de réseau rendait cela possible, et comme le serveur se trouve à l’intérieur d’un mur (je spoile encore un peu en vous disant que je vous expliquerai tout cela au prochain article), l’utilisation de la prise murale la plus proche pour le connecter aurait été légèrement disgracieuse. Avec cette technique, je planque les câbles et le matériel, et je libère une prise murale par la même occasion.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Dans mon prochain article, je dévoilerai, comme suggéré plus haut, comment recycler un emplacement totalement inutile en un endroit de premier choix pour y loger un serveur.

[ Source photo 1 ]

 VDI – Préparation et câblage

 26 novembre 2012  Domotique  4 commentaires
L'ancien câble est torsadé au nouveau, sur tous les brins. Le tout est prêt à être poussé dans la gaine.

Après le câblage des fils pilotes pour mes convecteurs électriques (c.f. épisodes précédents), la tâche qui m’a le plus occupé en rénovation a été sans conteste le câblage de mon VDI.

Le principe : 5 prises téléphoniques murales de type T, une dans chaque pièce, sauf les toilettes. Sur chaque prise, un départ de câble RJ-45 non blindé entouré d’une gaine ICTA remontant les murs, traversant les faux plafonds, convergeant au niveau de la partie supérieure de la gaine technique logement (GTL), connectés ensemble avec le câble d’arrivé téléphonique.

Le défi : remplacer ces câbles non blindés par de la bonne paire torsadée catégorie 6, les prise murales T par des mécanismes RJ-45 blindés, pour profiter d’un réseau VDI (Voix-Données-Images) top moumoute.

L’intérêt : bénéficier d’un accès VDI dans chaque pièce, éviter les cordons infinis déambulant le long des plinthes, apporter une plus-value à l’appartement, me la péter sur ce blog.

Le bonus : avec le VDI, en fonction du brassage, chaque prise murale peut véhiculer, au choix :

  • Un signal Ethernet 100 Mbit/s + un signal téléphonie / ADSL + un signal TNT / satellite
  • Ou, un signal Ethernet 1000 Mbit/s

Dans mon cas, bénéficiant déjà de prises TV dans toutes les pièces, sauf les toilettes, et n’ayant pas l’utilité de 5 prises téléphonique dans l’appartement (surtout en sachant que l’appartement sera raccordé à la fibre optique dans un futur proche), j’ai surtout voulu profiter du Gigabit. Mais qu’importe, c’est modifiable avec le brassage.

La parenthèse qui met bien les points sur les i : non, je ne veux faire communiquer mes machines, ni par wi-fi, ni par CPL. Et des machines, j’en ai un certain nombre, en exploitation ou en prévision : un PC fixe, un serveur, un serveur de sauvegardes, une Freebox Server, une Freebox Player, une X-box, une TV DLNA, une imprimante laser réseau, une webcam réseau, une borne d’arcade, une paire de téléphones SIP, un Arduino, un Raspberry Pi. Autant dire qu’avec toutes ces cartes réseau, c’est plus confortable de prévoir l’infrastructure câblée en conséquence.

Le laïus qui enfonce le clou : si j’avais construit, j’aurais directement câblé au moins 2 prises par pièce. On n’est jamais trop prudent, et ça ne coûte pas beaucoup plus cher. Mais pour ma rénovation, je n’avais que 5 gaines exploitables, et aucune envie de démolir les murs pour tout recommencer. Tant pis, cela restera une installation VDI modeste :)

Et maintenant, les travaux, avec quelques photos !

L’arrivée du téléphone

Première étape, repérer l’arrivée de la ligne téléphonique ainsi que les départs de câbles existants, qui devront être remplacés. Pour cela, on ouvre la GTL. Si vous câblez une nouvelle installation, de préférence ne faites pas comme sur la photo, à savoir mélanger les circuits de courant et les circuits de communication. Prévoyez si possible une GTL compartimentée où les 2 types de circuits sont isolés, pour plus de sûreté.

Partie supérieure de la GTL. Les câbles gris sont ceux qui s’apprêtent à être remplacés.

On suit les câbles…

Les câbles téléphoniques (gris) convergent à cet endroit.

Arrivée à la jonction des câbles téléphoniques. Jonctions qu’il faudra sectionner au fur et à mesure du nouveau câblage.

Avant rénovation : tous les câbles sont reliés à l’arrivé de téléphone principale (câble blanc) par 2 fils.

Connexion fonctionnelle, mais grossière. Sur mes nouveaux câbles exclusivement dédiés au téléphone, après rénovation, j’ai serti avec du RJ-45 et relié les 2 extrémités par un coupleur.

Gros plan sur la connexion, un peu maladroite, des paires cuivrées entre elles.

Réception de la matière première

Ouverture du colis : oh, surprise, 65 mètre de câble !

Réception et déballage du câble blindé – 65m commandés, ça devrait aller.

Gros plan sur le marquage du câble : c’est de la bonne. La catégorie 6 permet de supporter les plus hautes fréquences. Contre les interférences, le diamètre de chaque brin est plus élevé que pour les câbles habituels (interdisant un sertissage sur un connecteur RJ-45 standard, j’ai essayé), et le blindage est double : F/FTP pour Foiled/Foiled Twisted Pair, un blindage à base d’un feuillard d’aluminium par paire plus un autre feuillard entourant l’ensemble des paires.

Câble VDI F/FTP Grade 3 multimedia, Cat-6

J’ai vu large, car après câblage il me reste une bonne quinzaine de mètres sur les bras. Mais mieux valait ça que me retrouver avec 10 cm manquants.

Préparation au câblage

La préparation la plus importante : du fait du diamètre plus important de chaque brin et du double feuillard de blindage, le diamètre total du câble à installer est plus important que celui du câble à retirer. Il est aussi plus rigide, ce qui en fait un candidat délicat à manipuler lorsque la gaine est étroite et comporte des coudes. Pour les conseils de préparation, se référer à mon article sur le câblage du fil pilote, en multipliant la vigilance par 7.3 approximativement, compte tenu de la difficulté.

L’ancien câble est torsadé au nouveau, sur tous les brins. Le tout est prêt à être poussé dans la gaine.

De près, voila ce que ça donne :

Plan rapproché de la liaison entre les 2 câbles.

Câblage

Même combat que pour le fil pilote, une personne de chaque côté, et beaucoup de synchronisation, de force et de patience.

Sur la photo ci-dessous, par malchance, le lien entre l’ancien et le nouveau câble s’est rompu et le nouveau câble est resté coincé dans le faux plafond au niveau du dernier coude. Il a fallu le récupérer dans le faux plafond et le faire sortir temporairement par un trou destiné à l’éclairage, pour terminer de le tirer et le refaire sortir complètement au niveau de la GTL. Un cauchemar (n°1).

Arrivée du câble au niveau de la GTL.

Par malchance, j’ai coincé un second câble au niveau d’un coude, dans une autre pièce. La seule manière pour l’en déloger a été de percer le mur à la scie cloche. Seul aspect positif, je n’avais pas encore repeint le mur en question. Un cauchemar (n°2). Il est donc plus que préférable d’utiliser des gaines dont la diamètre est significativement plus grand que celui du câble, sous peine de mauvaises surprises.

Un petit coucou et remerciement sincère à ceux qui m’ont prêté main forte, et c’est le cas de le dire, pour recâbler mes 5 gaines : David, Thierry et Pierre.

Fibrage

Tant qu’à faire (oui, je suis un taré), j’ai acheté une fibre optique pour avoir la possibilité de relier la Freebox en FTTH sans avoir un câble optique qui court partout dans l’appartement. Le diamètre de de celui-ci étant très petit, j’ai mutualisé une gaine de grand diamètre pour passer à la fois une liaison cuivre et une liaison optique.

Fibre optique, 30m

Encore une fois, j’ai prévu large en achetant 30 mètres alors que 20 auraient largement suffi, mais la prudence impose certains choix.

Message personnel pour mon opérateur d’immeuble : maintenant que j’en ai chié pour mettre mon infra en place, et que vous avez l’accord du syndic depuis plusieurs mois, je vous serai reconnaissant de venir me raccorder à la fibre afin de me libérer de mon débit ridicule dans les plus brefs délais, merci.

Guide d’achat

J’ai retrouvé ma liste d’achats pour la partie VDI, j’en profite pour la diffuser, si cela peut servir à quelqu’un.

DénominationFournisseurPrix TTC
TOTAL281.96
Câble VDI F/FTP Grade 3 multimedia, 65mBoutique Chamrion88.11
Prises murales RJ-45 Legrand Cat6Boutique de Toni80.18
Jarretière fibre optique 30mReseauDirect56.34
Panneau de brassage Digitus DN-91612SALB Computer / Amazon27.88
Cordons patch RJ45 FTP CAT6 (5x1m, 1x3m)Abix29.45

C’est tout pour le moment, la suite bientôt.

 Fibre optique : retour d’expérience sur la vitesse démesurée

 7 août 2011  Projet Web  Aucun commentaire
Cablage de la Freebox optique

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai troqué ma Freebox v5 contre une Freebox Optique. Maintenant que je peux me la raconter à mort grâce à mes débits de fou, et que j’ai fait le bilan sur ce changement, je pense qu’il est grand temps de communiquer à la face du monde mes ressentis sur la sensation de vitesse démesurée.

Ludicrous Speed

Ludicrous speed go!!!

Les premiers moments d’excitation

Ceux-ci sont arrivés durant l’été 2010 en arpentant les caves de l’immeuble : j’avais remarqué une nouvelle installation flambant neuve qui contrastait fortement avec l’environnement ambiant au sommet du glauque. Puis, plus rien, à part quelques affiches dans l’immeuble qui indiquaient un raccordement en cours, sans plus de détails quand à la date à laquelle l’installation serait opérationnelle. Enfin, en octobre, coup de téléphone de Free et prise de rendez-vous avec un technicien pour le raccordement dans l’appartement. L’aventure commence.

Arrivée de la fibre optique dans la cave

C’est par ici que tout transite…

Les délais de réception du matériel (ou l’acheminement à vitesse non-démesurée)

Le ressenti est assez négatif, puisque visiblement l’opérateur qui a tout compris n’a pas bien compris que j’aurais souhaité recevoir ma box *rapidement*. Le raccordement à mon domicile a été effectif le 20 octobre 2010. Le technicien m’a indiqué que je recevrais la nouvelle box sous deux semaines. Je l’ai reçue légèrement plus tard, alors que je ne l’attendais même plus, le 24 mai 2011. J’ai calculé, ça fait 216 jours de battement. J’ai déjà vu largement plus rapide comme délai d’acheminement, même chez Cdiscount. C’est dire à quel point j’ai dû patienter.

Freebox ADSL Vs Freebox Optique

Non, vous ne voyez pas double, et votre écran fonctionne très bien.

Déceptions en séries lors du branchement

Le feedback suivant, qui est directement lié à l’installation du boitier et a son utilisation immédiate, est mitigé tendance négative. Explications détaillées :

  • C’est vraiment tout con, mais le manuel devrait indiquer que pour le branchement du câble optique, il faut entendre un clic à chaque extrémité. Tout le monde n’a pas l’habitude de brancher des câbles optiques toute la journée. Et ça évitera à Madame Michu d’appeler la hotline qui coûte la peau du zob pour que dalle.
  • Le switch Ethernet intégré : 5 ports sur la Freebox v5 contre seulement 4 sur la version O. Pas de bol, je suis visiblement un des seuls geeks qui utilise l’intégralité des 5 ports. Obligé de brancher un switch externe en plus, juste pour une machine. Grrrrrrr.
  • Le même switch Ethernet est supposé être Gigabit, mais je suis un peu sceptique là dessus. En prenant bien soin de ne brancher que des machines Gigabit sur le réseau, pas moyen de le faire fonctionner le switch à la vitesse désirée.
  • L’embout supplémentaire du cordon d’alimentation, à utiliser impérativement sur l’une des deux box, rallonge l’encombrement et fragilise l’ensemble. Ça sent l’erreur de conception dans l’étage d’alimentation à plein nez.
  • Le manuel utilisateur décrit la procédure d’appairage valable pour l’ancienne version des Freeplugs. La procédure est différente pour la nouvelle version livrée dans mon pack, et surtout la couleur des voyants est inversée ! Dans la nouvelle version, l’absence d’appairage est signalée par un voyant orange, et l’appairage opérationnel par un voyant vert. Tout ergonome, tout conseiller en communication, et je dirais même plus toute personne normalement constituée, trouverait ça normal. Mais dans l’ancienne version des Freeplugs, c’est l’inverse. À se demander ce qui a bien pu leur passer par la tête au moment de la conception… Bref, si on ne remarque pas l’addendum à la notice d’utilisation des Freeplugs, et qu’on suit bêtement le manuel, on galère inutilement.
  • Conséquence d’utilisation des Freeplugs : ma vieille TV cathodique coréenne, qui n’est pas équipée de système de filtrage adéquat, subit le transfert d’information sur le réseau électrique comme elle subirait des parasites, en grésillant continuellement. Bon, pour ça j’aurai du mal à blâmer Rodolphe, mais c’est tout de même quelque chose qu’il est utile de rapporter pour ceux qui envisagent l’utilisation du CPL.
  • Il existe un mode « économie d’énergie » sur les Freeplugs. Concrètement, si le Freeplug détecte que le boitier est éteint, il passe en mode éco. Sauf qu’un boitier en veille (notamment le boitier TV) n’est pas éteint et consomme même goulûment. Et donc, à moins de débrancher son câble d’alimentation, vous pouvez vous asseoir sur le mode éco. Sachant que chaque reconnexion du câble d’alimentation équivaut à un reboot complet du bousin sur une durée qui donne un aperçu de ce qu’est l’éternité, pendant lesquelles on peut tout faire sauf regarder la TV, ça donne un intérêt somme toute très limité au mode éco.
  • Et puisqu’on parle de conso, j’ai fait des mesures au puissance-mètre. Pour le boitier Freebox O + un Freeplug, compter 13.3W. Pour le second boitier, Freebox TV + un Freeplug, 14.3W. Soit une puissance totale de 27.6W lorsque tout est branché et en veille. Ce ne sont pas des petits chiffres. J’espère sincèrement que des efforts seront faits pour réduire cette consommation électrique sur le matériel futur.
Cablage de la Freebox optique

Aaaaaargh ! Comment je fais pour connecter tous mes câbles RJ-45 ?

Annexe relative au Gigabit, ci-dessous : mon serveur clame haut et fort qu’il supporte le 1000baseT, mais le switch Freebox (ici le link partner) persiste à ne pas vouloir dépasser le 100baseT.

Settings for eth0:
        Supported ports: [ TP MII ]
        Supported link modes:   10baseT/Half 10baseT/Full
                                100baseT/Half 100baseT/Full
                                1000baseT/Half 1000baseT/Full
        Supports auto-negotiation: Yes
        Advertised link modes:  10baseT/Half 10baseT/Full
                                100baseT/Half 100baseT/Full
                                1000baseT/Half 1000baseT/Full
        Advertised pause frame use: No
        Advertised auto-negotiation: Yes
        Link partner advertised link modes:  10baseT/Half 10baseT/Full
                                             100baseT/Half 100baseT/Full
        Link partner advertised pause frame use: No
        Link partner advertised auto-negotiation: Yes
        Speed: 100Mb/s
        Duplex: Full
        Port: MII
        PHYAD: 0
        Transceiver: internal
        Auto-negotiation: on
        Supports Wake-on: pumbg
        Wake-on: g
        Current message level: 0x00000033 (51)
        Link detected: yes

Des aspects positifs

Heureusement, tout n’est pas tout noir dans cette histoire, car malgré les petits désagréments rencontrés, la Freebox Optique remplit le rôle pour lequel elle est principalement attendue, et elle le fait bien.

Fin de zone 30 Mbits/s

Tout d’abord, grâce au Wifi MIMO, terminé les trois antennes moches et encombrantes sur le boitier optique, et la connectivité est impec.

Ensuite, les temps de synchronisation du boitier optique sont extrêmement réduits. De parfois plus d’une minute sur l’ancien boitier ADSL, on passe à la dizaine de secondes, pas plus. Bien que je redémarre extrêmement rarement ce boitier, c’est un excellent avantage (surtout dans le cas il faut redémarrer la babasse pour descendre un nouveau firmware, ou pire encore, appliquer un paramètre sur la configuration active. Beurk).

Et enfin, les débits. Ils sont bien là, et ça dépote. Première impression sur l’utilisation de la TV (hors TNT), la latence légèrement crispante lors d’un changement de chaîne est fortement réduite. On peut zapper de manière plus fluide, avec moins de lag, et c’est pas du luxe.

Concernant les chiffres bruts, le débit théorique est à 100 Mbits/50 Mbits, et le réel constaté n’est pas très loin. Il est même extrêmement proche concernant l’upload, ce qui est une bénédiction quand on héberge son propre serveur web. Le ping suit lui aussi une belle évolution : je vais devoir assurer grâve dans les FPS car je n’aurai dorénavant plus l’excuse du lag si je me fais fragguer à répétition. Pour le détail, les chiffres et les graphes de Grenouille parleront d’eux-même.

Graphes montrant l’évolution sur mai 2011

À l’heure de la rédaction de cet article, les chiffres mesurés montrent encore une amélioration par rapport à la date de branchement de l’équipement. Chiffres moyens actuels :

Download : ADSL 1950 Ko/s, Optique 10063 Ko/s --> (x 5)
Upload : ADSL 106.1 Ko/s, Optique 5731 Ko/s --> (x 54 !)
Ping : ADSL 27 ms, Optique 8 ms --> (-70%)

Bien sûr, derrière, il faut que les autres serveurs dépotent aussi fort pour que l’expérience utilisateur globale suinte la béatitude, ce qui n’est pas forcément le cas. Mais c’est néanmoins une grande et plaisante avancée. Je rappelle d’ailleurs que Free anticipe un minimum en prenant soin de déployer une fibre par abonné lors du fibrage horizontal, ce que ne font pas forcément ses concurrents.

Chronique d’une utilisation temporellement limitée

La petite anecdote dans toute cette histoire, c’est que je ne vais pas pouvoir profiter de ces débits merveilleux ad vitam aeternam, car je déménagerai dans quelques mois dans un nouveau logement qui n’est lui pas raccordé à la fibre :(

Cela dit, les copropriétaires ont donné leur accord pour que le raccordement soit effectué, et les travaux de déploiement semblent aller bon train dans les rues alentours, j’ai donc bon espoir de ne pas subir ce downgrade trop longtemps. Bah oui, le confort, on y prend goût…